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La petite fille de monsieur Linh – Philippe Claudel

La petite fille de monsieur LinhLa petite fille de Mr Linh est un régal. Une écriture simple et efficace, sobre, éthérée, tout le contraire du style habituel, pour raconter le périple d’un homme expatrié avec sa petite-fille. Il se retrouve dans un centre pour immigrés, se sent seul parmi des dizaines de personnes d’origines diverses, jusqu’au jour où il croise un homme affable, sur un banc, qui ne parle pas sa langue. Une sorte de magie opère alors, une amitié taciturne nait, authentique, sans fioriture.

Un livre où chaque ligne apporte une émotion. Factice diront certains, enrobage, miel… On a lu des avis très négatifs. Pour moi le truc, s’il en est un, a fonctionné et je pense que beaucoup de lecteurs se laisseront subjuguer.

La petite fille de Mr Linh – Philippe Claudel Éditions Stock

12 réponses sur « La petite fille de monsieur Linh – Philippe Claudel »

Moi aussi j’ai été touchée par cette ode à l’amitié, traduite par des mots sans fard, vrais et lourds de sens.
Ce roman est un écrin de douceur et de simplicité.

Pour ma part, je suis en train de lire -Les âmes grises- et j’en parlerai probablement lorsque j’aurai terminé. D’emblée, j’ai été happée par le style de cet auteur et ses qualités narratives (j’ai honte : je n’avais jamais rien lu de lui…). Ce sont les commentaires élogieux portés sur -La petite fille de Mr Linh- qui m’ont incitée à le découvrir…Mieux vaut tard que jamais, dit-on…

Les âmes grises est très différent de « la petite fille de Mr Linh ».
Je n’ai pas aimé les âmes grises, pour tout dire. Style inutilement chargé et affecté, selon moi, mais je sais que d’autres ont des avis opposés.
Je parlerai bientôt du « rapport de Brodeck » qui est un de mes préférés, mais là aussi, pas d’unanimité. avis très variables.

Je vais pouvoir comparer : j’ai récupéré aussi « La petite fille de Mr Linh » à la bibliothèque.
La diversité des avis fait l’intérêt et la richesse d’un site tel que celui-ci, et j’en suis ravie. A ce propos, en parlant de -diversité- d’avis, pour l’anecdote : j’avais adressé deux critiques sur un site -littéraire- découvert récemment. L’une plutôt élogieuse, l’autre nettement moins. Surprise : « l’élogieuse » a été publiée immédiatement… l’autre pas (dérangeante aux côtés des critiques publiées s’agissant de ce livre, toutes très très positives…?).
S’il fallait démontrer l’utilité et les qualités de votre site, Noann : c’est fait.

J’avoue aller parfois sur les autres sites de critiques.

Les sites de lecteurs sont en général sincères, et très variés.

En revanche, on trouve des sites de critiques soi-disant professionnelles… Je suis étonné de ne trouver que des avis lénifiants sur ces sites, pour des livres qui techniquement sont … disons perfectibles. Je veux bien admettre que les goûts et les couleurs.. et qu’un livre peut enchanter l’un et courroucer l’autre, mais quand il s’agit de qualité d’écriture je suis moins magnanime. Il y a quand même des aspects qui ne se discutent pas, à mon avis.

« La petite fille de Monsieur Linh »… J’adhère pleinement à votre commentaire, Noann. Impossible de ne pas être émue, difficile de tourner la dernière page…

Je me permets de recopier la note publiée sur votre site:

« Auquel j’ajoute, pour ma part, que rares sont les romans qui parviennent à fasciner à ce point le lecteur. Encore plus rares sont ceux qu’Il referme avec le vague à l’âme parce qu’il faut bien tourner la dernière page et quitter les personnages. Ce livre est de ceux-là : émouvant, envoûtant, remarquablement humain et fort bien écrit. Un hymne délicat aux sentiments d’amour et d’amitié universels.

Pas midinette-fleur-bleue non plus et j’y ai vu les mêmes choses : beauté, tendresse, noblesse et dignité…

Quelques mots sur l’auteur
Philippe Claudel est un écrivain français né le 2 février 1962 à Dombasle-sur-Meuthe, en Lorraine. Aujourd’hui maître de conférence à l’université de Nancy, il enseigne a l’institut européen du cinéma et de l’audiovisuel. Depuis son premier roman Meuse l’oubli, paru en 1999, l’écrivain enchaîne les succès littéraires. Il publie en 2005 La petite fille de Monsieur Linh.

Résumé
Monsieur Linh a quitté un pays en guerre, un village en ruine et ravagé pour un autre pays plus étrange. Une ville, immense, bondée de gens qui vont et viennent, où l’on parle une langue différente de la sienne. Mais qu’importe pour ce vieil homme, il a auprès de lui sa petite fille, qu’il a sauvée :Sang Diû. Homme solitaire et discret , il s’est réfugié dans un dortoir avec d’autres exilés mais il ne s’intègre pas auprès d’eux et tout le monde se moque de lui « Les femmes rient aussi en le voyant », « elles rient de plus belle ». C’est en se baladant dans les rues de la ville qu’il fait la connaissance d’un homme, gros et imposant, Monsieur Bark. Et, entre ces deux hommes qui n’ont ni la même culture, ni la même langue, naît une merveilleuse amitié sincère…

Le livre
La petite fille de Monsieur Linh est un roman à la fois émouvant, facile à lire et plein de sensibilité. Le lecteur passe du sourire aux larmes. Monsieur Linh est un personnage auquel on s’attache vite et qui aime sa petite fille plus que tout au monde, « La petite ne révolte pas. Elle ne pleure jamais, ne crie pas d’avantage », « Rien d’autre ne compte que sa petite fille ». Philippe Claudel cherche à faire ressentir de la pitié pour le vieil homme, qui a connu la guerre, la mort de sa famille, l’obligation de quitter son pays … Pourtant, désormais, tout le monde se
moque de lui, le prend pour un fou. On découvre, derrière le regard perdu de l’étranger, toutes les nouveautés, tout ce qui n’existait pas dans son pays, « Personne ne fait attention à personne, Il y a aussi beaucoup de magasins. Leurs vitrines larges et spacieuses débordent de marchandises dont le vieil homme ne soupçonnait même pas l’existence. Regarder cela lui donne le tournis ».
Sa rencontre avec Monsieur Bark, son amour pour lui permet de « revivre ».
L’auteur nous étonne avec la fin de son histoire, une fin que l’on ne peut
deviner, malgré de nombreux indices laissés au fil de l’histoire.

Philippe Claudel ne donne pas de lieux ni de dates précises. Il veut nous laisser imaginer des paysages tout en nous guidant lorsque Monsieur Linh se rappelle de son pays et lorsqu’il découvre le nouveau.
Il semblerait que son pays d’origine soit le Vietnam ou la chine et que le pays qui l’accueille soit la France.
On peut donc considérer ce roman comme un conte moderne qui convient à tous les âges.

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