Catégories
vin de table

La lance de la destinée – Arnaud Delalande

Israël. 2006. Les fouilles archéologiques entreprises sur le site de Meggido permettent de retrouver La Lance de la Destinée, celle qui aurait transpercé le flanc du Christ lors de sa crucifixion sur le Mont Golgotha.

Alerté de la découverte, le Vatican envoie sur place une enquêtrice de confiance : Judith Guillemarche a pour mission de récupérer la lance en toute discrétion. C’est alors que l’équipe d’archéologues est massacrée et l’objet biblique dérobé. Lancée sur la piste des assassins voleurs, la jeune femme découvrira que l’objectif des ravisseurs n’est autre que de récupérer l’ADN déposé sur la pointe de la lance et de procéder au clonage du Christ. Rien que ça !

J’avais aimé l’un des premiers romans d’Arnaud Delalande : Notre Dame sous la terre. J’ai abordé celui-ci avec enthousiasme. Trop sans doute.

Sans aller jusqu’à dire que le lecteur s’ennuie ou que le roman « est mauvais », on peut quand même avouer que ce thriller religieux n’est pas à la hauteur de ce qu’il aurait pu être.

Deux raisons à cela : d’abord, on a constamment l’impression que l’auteur ne parvient pas à faire un choix entre –le roman- et – l’ouvrage de réflexion- Ainsi, si l’histoire possède bien les caractéristiques du roman, les développements moraux et religieux récurrents s’apparentent à un tout autre genre, plus proche de l’essai éthique et spirituel. Ensuite, et peut-être même en conséquence, les personnages manquent de stabilité, voire de crédibilité pour certains. L’écriture peut être inégale à force de se chercher un ton, et les propos, redondants. Il en va ainsi jusqu’à un épilogue décevant tant il est cousu de fil blanc. C’est vraiment dommage car Arnaud Delalande produit habituellement, dans le genre, des romans d’une toute autre qualité. Dans son cas, on peut donc se rassurer : une fois n’est pas coutume…

LA LANCE DE LA DESTINEE – Arnaud DELALANDE. Ed. Robert Laffont, 2007 / Livre de poche, 2009

4 réponses sur « La lance de la destinée – Arnaud Delalande »

Ah…ce qui laisserait à penser que l’auteur aurait été fort impressionné par la prétendue naissance d’Eve, il y a quelques années, et la capacité d’une « grande prêtresse » à faire repousser des bras en Irak … ? J’avoue, je n’y avais pas pensé. Et donc, ce serait l’angoisse qui aurait fait légèrement dérailler la plume de l’auteur, la faisant osciller constamment entre le roman, la bible, et l’essai… Peut-être bien, allez savoir…(Sourire).
Plus sérieusement, il est possible aussi qu’à force de lire pléthore de bouquins qui traitent du même sujet, …le ras le bol se fait sentir ?
Merci pour le commentaire et les ouvertures qu’il permet.
.

N’est-ce pas inspiré de « cloner le Christ » de Van Cauwelaert ?

En effet le sujet est intéressant mais peut-être un peu éculé. (je relis deux fois ma phrase pour voir si je n’ai pas mis un « n » en trop …)

Effectivement, j’ai lu ce livre et j’ai eu tout le long une impression de « dejà lu »… Pas emballée . Par contre j’ai adoré  » Les fables de sang  » du même auteur.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *