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La blessure la vraie – François Bégaudeau

Eté 1986. Nous sommes à Saint-Michelen-l’Herm, en Vendée où un adolescent de 15 ans surnommé « le Nantais » passe des vacances et agace tout son entourage …

Fervent de foot, de littérature, cet adolescent issu d’une famille bourgeoise est en pleine crise. Il s’acharne à trouver … celle qui couchera avec lui. Et il fait la risée des petits gars de la campagne qu’ils croisent, habitués des bals populaires, qui se dégottent des nanas et leur roulent des pelles.

Couchera ? Couchera pas ? Telles sont ses seules préoccupations du moment …

la blessure la vraie

Été 1986. Nous sommes à Saint-Michelen-l’Herm, en Vendée où un adolescent de 15 ans surnommé « le Nantais » passe des vacances et agace tout son entourage …

Fervent de foot, de littérature, cet adolescent issu d’une famille bourgeoise est en pleine crise. Il s’acharne à trouver … celle qui couchera avec lui. Et il fait la risée des petits gars de la campagne qu’ils croisent, habitués des bals populaires, qui se dégottent des nanas et leur roulent des pelles.

Couchera ? Couchera pas ? Telles sont ses seules préoccupations du moment …la blessure la vraie

Avec des mots touchants, l’auteur explore la jeunesse des années 80 et raconte l’histoire d’un adolescent qui cherche à tout prix à grandir … Être dépucelé est donc selon lui une manière de franchir le monde des adultes et se donner une force.

L’auteur nous emmène sillonner la France de ces années culte et dresse un catalogue très précis de la mode, du langage, du folklore franchouillard de l’époque. Il évoque avec beaucoup de fraîcheur cette adolescence du bord de mer, qui tangue sur un tube de l’été, en poursuivant la quête … du dépucelage.

Une peinture juste et drôle de ces petits héros des années 80, qui fleurent bon le tiaré et le bol de chocolat chaud.

Hélas, l’on tombe ici dans le déjà vu mille fois et l’auteur, qui s’identifie à son héros, devient trop bavard, voire pénible, et finit par épuiser le lecteur à jacasser ainsi … comme un ado.

Léger, charmant … mais agaçant aussi.

La blessure. La vraie – François Bégaudeau, Éditions Verticales.

16 réponses sur « La blessure la vraie – François Bégaudeau »

Je ne le connaissais pas auparavant … Ce livre m’a été offert et je l’ai lu en une nuit d’insomnie … puis me suis endormie sans en avoir gardé de souvenir enthousiaste.

Voilà au moins un auteur qui fait l’unanimité.. contre lui
J’ai essayé d’afficher le site « les pages s’envolent », mais j’ai obtenu une page de pub ? Elissa ! Help !

à Elissa :
Je ne connaissais pas ce personnage moi non plus … Et je me suis fourvoyée en lisant ce roman, peut-être juste pour faire plaisir à la personne qui me l’avait offert … En tout cas, je ne lirai plus. Marre des histoires de potaches sur le retour qui racontent leurs histoires de vacances et de puberté !

OK Elissa merci, je l’avais déjà en favoris (mais ce pouvait être une autre Elissa). Je l’avais mis en lien aussi mais hier j’ai dû faire de la place et oupsss, je l’ai effacé. (je ne voyais plus de qui était le site – maintenant j’ai trouvé !)

Merci pour le lien dans tes favoris (même si tu l’as effacé :p) ,
De mon coté aussi, je consulte ton blog régulièrement!! Il faudrait également à mon tour que je me penche sur la constitution d’une Blogroll!

Elissa, pas de soucis !
De temps en temps je fais une rotation dans les listes de lien, pour ne pas me retrouver avec une liste qui va jusqu’à la lune… ou mars.

Ce n’est pas si mal…
Moi j’en attendais beaucoup, je pensais enfin comprendre tout sur la pyschologie des garçons ados et en même temps vivre des émotions…
La première partie du livre ne m’a pas trop déçue bien que je sois moyennement fan du style « parlé », mais bon…
Par la suite, le livre devient de plus en plus décalé, loufoque et ça m’a beaucoup moins plu, j’ai même eu du mal à le finir… Dommage.

à Bérangère :
En dépit de quelques longueurs et un langage de potache qui lasse rapidement, j’ai été touchée par certains passages. J’aime les personnalités tourmentées, les coeurs qui chavirent. Je ne connais pas la personnalité de l’auteur mais de sa plume émane désarroi et doutes larvés, qui m’émeuvent. Je crois que l’auteur a voulu se réfugier derrière un jeune héros incompris,à la grande gueule, effronté, peut-être parce qu’à 40 ans, il n’a pas encore pansé cette blessure d’ado un peu largué et qu’il veut simplement confier au lecteur avec beaucoup de sincérité, qu’il reste, depuis cet été 86, en plein doutes …

Il y a un style alerte, une écriture adolescente originale, une bande d’ados très réaliste pendant les vacances, des flashes années 80 très revigorants, du bon… mais aussi beaucoup de longueurs, de répétitions et du coup on tourne en rond et on attend la fin avec impatience.

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