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Danbé – Marie Desplechin

Marie Desplechin prend la plume pour nous conter l’histoire réelle d’Aya Cissoko, fille d’immigrés Maliens. A cette famille étrangère, rien ne sera épargné. Ils vivent dans un appartements étriqué et délabré. L’immeuble est victime d’un incendie criminel qui provoque la mort de nombreuses personnes, dont la papa et le frère d’Aya. L’enquête débouchera sur un non-lieu. Les iniquités sociales provoqueront la révolte de l’adolescente, qui peine à trouver sa place dans cette société qui est en même temps étrangère et la sienne et. La maman veille à élever ses enfants dans la tradition du « dambé », mot qui peut être traduit par « dignité ». couverture de dambé Pour autant, Aya n’est pas contrainte – heureusement – d’épouser toutes les coutumes du pays natal de ses parents. Elle évoluera comme toute jeune française, sans pour autant se départir aux yeux des autres de ses origines.

couverture de dambé

Marie Desplechin prend la plume pour nous conter l’histoire réelle d’Aya Cissoko, fille d’immigrés Maliens. A cette famille étrangère, rien ne sera épargné. Ils se retrouvent dans un appartement étriqué et délabré. L’immeuble est victime d’un incendie criminel qui provoque la mort de nombreuses personnes, dont la papa et le frère d’Aya. L’enquête débouchera sur un non-lieu. Les iniquités sociales provoqueront la révolte de l’adolescente. Elle peine à trouver sa place dans cette société qui est en même temps étrangère et la sienne. La maman veille à élever ses enfants dans la tradition du « danbé », mot qui peut être traduit par « dignité ». couverture de dambé Pour autant, Aya n’est pas contrainte – heureusement – d’épouser toutes les coutumes du pays natal de ses parents. Elle évoluera comme toute jeune française, sans pour autant se départir aux yeux des autres de ses origines. Elle trouvera refuge dans la boxe, et deviendra championne du monde. Dans ce domaine là aussi, les inégalités sont courantes. Ce n’est pas un sport pour une fille, dit-on. Aya devra se battre doublement : contre les idées préconçues, et contre ses adversaires.

Aya est une enfant de l’immigration, déchirée, bien française de fait, mais qui garde par sa couleur la marque de ses origines, et toute la défiance qu’elle suscite. Elle nous donne par le biais de ce témoignage une leçon de vie et de courage.

Mon avis plus personnel :

C’est la vie d’une personne simple, racontée avec naturel et des mots simples. Les opinions sont ébauchées, avec un rien de politique, une dénonciation en pointillés du racisme, du sexisme, de l’intolérance, des clivages sociaux. Un peu de morale, un rien de pathos… Toutes les recettes présentes à juste doses, sans pousser le débat trop loin. Une histoire vécue qui devrait séduire un large public, dans une écriture accessible au plus grand nombre.

« Mais jamais, durant toutes ces années d’entraînements et de combats, je ne conçois la boxe comme un moyen de ‘m’en sortir’, comme une bonne manière, pour un enfant de pauvres de s élever socialement. Boxer n’est pas un accès au monde des autres. C’est une aventure intime. Une histoire de moi à moi. »

Danbé de Marie Desplechin et Aya Cissoko. Éditions Calmann-Lévy

22 réponses sur « Danbé – Marie Desplechin »

Hello Moustafette !

Étaient-ce bien trois livres différents ? L’éditeur a fait une certaine pub de ce livre, distribué largement

Bien que les notes de lecture de Noann soient toujours intéressantes et très bien écrites, ce roman ne me tente pas trop et surtout, le sujet est effectivement un peu trop exploité …

En fait, tout dépend du type de lecteur. On adorera ou pas, selon sa nature et sa propension à s’émouvoir sur ce genre d’histoire.

je crois avoir compris, c’est en lien avec les commentaires que tu as laissé sur mon article de ce livre. tu mets en avant qu’il a des caractéristiques qui peuvent plaire comme ne pas plaire. la simplicité de la langue, la simplicité de la personne narratrice, l’ébauche des opinions, plusieurs thèmes abordés « en pointillés », de la morale et du pathos à une certaine dose, aucune polémique avancée, le côté « grand public » avec l’écriture qui va avec.
ce sont aussi bien des qualités que des défauts, ça dépend de la sensibilité du lecteur.

à Constance :
Perso, je trouve que la note de Noann se suffit à elle-même, par sa qualité. Son ressenti y est exprimé de manière explicite et limpide … Il n’est guère utile pour être éclairé d’en lire la « synthèse » sur un autre blog … Nous ne sommes pas au lycée !

Amusant ! Tous ces commentaires et ces points positivo-négatifs ! Je me régale…
De Marie Desplechin, je ne connais que ses livres pour enfants ou adolescents, d’un inégal intérêt. Alors, là, je passe.

– Constance, pour moi mon billet était limpide… Ce qui est positif pour un est négatif pour un autre, et j’ai trouvé cet aspect particulièrement frappant dans ce livre. Autant de point qui peuvent emballer un lecteur irriteront un autre lecteur.
Ton billet parle d’ailleurs d’un manque de travail au niveau de l’écriture. Un autre lecteur y verra du naturel et de la spontanéité…
– Krol… Je n’ai lu que celui-ci de M. Desplechin… pas vraiment enfantin. Il ne ressemble probablement pas aux autres de ses livres

Merci pour vos avis.

à Céleste : je n’ai pas dit que j’en ai lu la synthèse, juste que j’en ai fait une entre les commentaires que Noann a laissé sur mon blog et son billet. et je ne pense pas non plus qu’elle soit obligatoire.
et l’exercice de la synthèse n’est même plus étudié au lycée 😉

à Noann : il est très bien ton billet. comme Krol, j’aime beaucoup. et je suis d’accord avec toi sur cet aspect d’ambiguïté (« ce qui est positif pour un est négatif pour un autre ») que tu montres avec ton billet. Une question cependant : mis à part que tu as été frappé par cet aspect du livre, où te places-tu toi-même ? parce qu’avec ton billet tu peux tout aussi bien être mitigé que convaincu et conciliant avec les lecteurs qui n’ont pas aimé ou encore déçu mais conciliant avec les lecteurs qui ont aimé…

Constance,
je suis aussi mitigé que peut-être à moitié convaincu, mais convaincu quand même par certains points, et moins convaincu par d’autres quoique, sceptique en cours de méditation, en train de réfléchir si j’ai bien tout considéré, et peut-être suis-je passé à côté de… tout en admettant qu’il y a peut-être, et en étant conciliant avec ceux qui ont aimé, tout en me demandant pourquoi, et ces coups de cœur à tire larigot, vraiment, la sensibilité prime peut-être trop chez certaine lectrices, et la littérature là-dedans ?

Je dois le lire bientôt car il est sur ma pal depuis sa sortie … j’ai lu des avis très élogieux, ton billet plus mitigé m’intrigue du coup et me donne envie de me faire ma propre opinion. 😀

Hello Leiloona

Ce fut pour moi une lecture agréable, intéressante, mais je trouve quand même l’emballement général un rien exagéré. Chaque vie comporte son lot d’épreuves et de déboires, et cette vie-ci n’est finalement pas différente de milliers d’autres. Mais au fond, c’est peut être aussi ce qui touche le plus grand nombre, par effet d’identification. C’est intéressant parfois de lire la vie de gens simples, ça change un peu du faste des stars.

Je garde un œil sur ton site pour quand tu en parleras.

Tu es le premier avis négatif (oui, enfin je me comprends…) que je lis sur ce récit: merci je me sens un peu moins seule. Je n’ai pas du tout été emballée par l’écriture de ce récit. Me permets-tu de mettre un lien vers ton billet sur mon blog ?

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