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YXSOS ou le songe d’Eve – Pierre de Grandi

Voilà un roman construit autour d’une épopée scientifique fabuleuse !

Un mal mystérieux décime la population masculine et laisse indemne la gent féminine. Les hommes pubères tombent comme des mouches, dans les rues, et en quelques jours, c’est le chaos. Le monde s’affole, l’activité économique est en berne, les hommes se terrent, n’osent plus sortir, et les femmes doivent se démener pour les remplacer… ce qu’elles font avec brio.

couv yxsos

Différents avis…. Livre féministe voire carrément misandre ? Plagiat d’un livre de Frank Herbert ?

Libre parole à nos chroniqueurs…

L’avis de Céleste :

Un nom, un titre, une date, un mot :

Frank Herbert. La Mort blanche. Paru en 1982.

Le négatif.

Négatif, car dans « la Mort blanche » le biologiste moléculaire condamne toutes les femmes… La seule originalité du plagiaire est d’avoir condamné les hommes.

Si l’auteur avait fait preuve d’un minimum d’honnêteté intellectuelle, il aurait intitulé sa « copie » : « la Mort noire »

Copie d’un auteur illustre de science-ficiton. Cet ouvrage de P de Grandi qualifié d’inédit (cfr 4ième de couverture) ne mérite point qu’on s’y attarde. La fin du récit est désastreuse… L’auteur – éminent prof de la faculté de Lausanne – et gynécologue de surcroit – se met à délirer et va jusqu’à mettre en balance la Bible et la médecine…

L’épilogue est bâclé, n’a ni queue ni tête, et le corps du récit n’a rien d’émouvant.

Je n’ai pas du tout aimé !

L’avis de Noann :

Un mal mystérieux décime la population masculine et laisse indemne la gent féminine. Les hommes pubères tombent comme des mouches, dans les rues, et en quelques jours, c’est le chaos. Le monde s’affole, l’activité économique est en berne, les hommes se terrent, n’osent plus sortir, et les femmes doivent se démener pour les remplacer… ce qu’elles font avec brio.

David, un éminent chercheur, est contacté par le ministère pour conduire une équipe chargée de trouver une solution à cette pandémie. Il réunit quelques sommités, dont Marie, jeune chercheuse surdouée, il va en tomber amoureux au premier regard. Marie est aussi une personnalité sensible, dégoutée des hommes, comme l’est la plupart des femmes de ce roman. En parallèle, un couple de lesbiennes, Jessica et Kate, médite. Kate est une jeune savante, devenue lesbienne par dégoût des hommes, alors que Jessica l’est plutôt par goût des femmes. Kate confie à son amante qu’elle rêve d’un monde 100 % féminin. Les hommes sont dominateurs, profiteurs, méprisants. Le monde, affirme-t-elle, serait bien meilleur sans eux. D’ailleurs, elle fait des recherches sur ce sujet, et est arrivée à une trouvaille de génie: la possibilité de provoquer une reproduction sexuée sans apport de matériel génétique mâle ! Terrifiante perspective qui effraie Jessica, plus douce et mesurée, et qui donnera des sueurs froides au lecteur.

Le professeur David va découvrir l’incroyable vérité sur l’origine de la maladie qui fauche les hommes.

L’auteur connait parfaitement le sujet, en tant que professeur spécialiste. Il nous entraine dans un roman captivant, où les personnages son très bien dessinés. Kate, c’est une chercheuse obnubilée, claquemurée dans sa haine de l’homme et qui vit dans son petit labo. Elle apparait féroce et presque folle, mais dans le fond, cette personnalité est crédible, et son délire très convaincant. Son amante donne un contrepoint intéressant et salutaire, en lui disant : mais écoute, les hommes sont indispensables, réfléchis un peu. Le professeur David est un homme sensible au charme et aux qualités de ses collaboratrices, un homme qui défend les femmes. Marie à ses côtés est somptueuse, désabusée elle aussi mais lucide, contrairement à Kate, revancharde. Tous ces personnages sont réalistes et attachants, mais parfois un rien misandres, c-à-d hostiles aux hommes.couv yxsos

XYSOS est un roman bien mené au début. Les propos sont donc fort élaborés et précis. Mais il ne faut pas être féru de sciences pour le suivre, car il a fort bien développé son sujet et l’a rendu facile à comprendre. C’est l’occasion aussi de se remettre en mémoire des notions fondamentales, telles que le rôle des chromosomes X-Y, la fécondation in vitro, etc. L’auteur donne du crédit à son histoire par des détails scientifiques précis.

Cependant, il en vient vite aux faits, et comme tout bon scientifique, ne s’embarrasse pas trop de futilités. De sorte qu’il n’y a pas de palabres, et de développements stériles. Mais l’intrigue est résolue à mi-chemin. La tension dramatique retombe alors assez vite, et l’on arrive dans des prolongements plus banals. La suite est centrée sur l’homme, qui se profile en filigrane comme un être inutile, dominateur, brutal. Alors chacun y va de son commentaire. Chacun a un grief envers le mâle, de la nonne au savant. Il y a peu d’arguments favorables à l’homme dans cette fin de roman, qui sonne un peu comme une condamnation du genre masculin. Serait-ce une façon d’ouvrir un débat, ou de susciter des réactions ?

« Marie était définitivement persuadée que le paradigme masculin qui avait prévalu durant des millénaires était dépassé et devait être abandonné. Conjuguée au perfectionnement des armements, les valeurs masculines d’agressivité, de courage guerrier et de capacité à décider de la mort d’autrui étaient devenues beaucoup trop dangereuses pour ne pas menacer gravement la survie de  l’humanité »

Le site de l’éditeur pour infos et commandes

YXSOS ou le songe d’Eve de Pierre de Grandi. Éditions Plaisir de lire

37 réponses sur « YXSOS ou le songe d’Eve – Pierre de Grandi »

Pas sûre que je serais séduite par cette thématique de l’homme dénigré, mis à l’index … Messieurs, on a besoin de vous !!!

On devrait élire Clara à la présidence, elle mettrait tout le monde d’accord !
Dans l’ombre des grandes puissances médiatiques, les blogueuses prennent de l’importance. Tant mieux !

euh.. tu sais moi et la politique ! Je m’y intéresse mais je suis souvent dépitée par les discours et les mesures …
Et comme dit Dutronc » je retourne ma veste » : ce que beaucoup de politiciens savent pratiquer.

… ni féministes, elles militent dans le coin de leur coeur pour la cause … des hommes ! Je suis de celles-là.

Je parlais des médias, mais dans l’ombre d’autres ont aussi de l’importance, d’une autre manière.

D’ailleurs est-ce encore un pays ?
Perso je n’y comprends rien, la physique quantique est plus abordable que la politique.

Bonjour à tous

Ce roman m’interpelle. Si je comprends bien, nous sommes encore une fois en point de mire, pauvres hommes responsables de tous les maux. L’extrait est saisissant.

Je ne pense pas que l’auteur ait voulu accabler l’homme de tous les maux. Disons que dans sa fougue, il s’est peut-être emporté. La fin du roman ressemble un peu à un opprobre de la gent masculine.
Il y a quelques raccourcis téméraires, notamment quand il cite la bible et en déduit que le sort de la femme en était scellé pour des millénaires. La bible serait un livre machiste. Amusant.

Cela dit, je pense que ce livre pourrait susciter un débat intéressant, mais je crains aussi que la tendance actuelle imprimée par les médias n’obstrue certains aspects. La femme est à l’honneur en ce début de siècle, tant mieux, mais parfois sa défense se fait en une attaque corsée de l’homme. Par dessus le marché, ce DSK donne une image terriblement négative de l’homme, et ce chanteur en Lituanie. et d’autres. J’ignore si DSK est coupable, mais dans l’alternative où il ne le serait pas, quel naïveté, dans sa position, d’aller badiner avec une inconnue dans une chambre d’hôtel. Il faut s’attendre à tous les coups fourrés quand on a cette position.
Qu’en pense mon avis Yves, qui a toujours des avis tranchés sur la question ?

Puisque tu me demandes mon avis
-Je suis outré que par une simple plainte un homme soit traité ainsi, mis en prison, il suffit donc que n’importe quelle nana dise ouille pour envoyer une personnalité derriere les barreuax
Ce fut un procédé utilisé abondamment par des femmes divorcées pour avoir la garde ou pour ennuyer leur ex. Des milliers de plaintes pour abus, coups, péodphilie etcc…..
– moi je suis devenu alcoolo et ai été méprisé à cause d’une femme, mais mon cas n’intéresse personne, et dans la honte je me suis caché. Qu’aurais-je pu dire aux flics? Elle me tape, oui mais seulement sur les nerfs. Elle m’a trop donné à boire. Elle achetai de la bière. Pas de quoi terroriser un prétoire. La violence des femmes existe aussi mais elle est plus discrète, je’en suis la preuve. Peut-être qu’elle ne passe pas par les coups réels mais elle laisse des traces aussi
– ce qu’on ne dit pas c’est le nombre d’hommes qui se suicident à cause d’une ou plusieures femmes.
– mais pour être honnète, si j’ai été victime d’une femme , je suis aussi victime de moi même, je suis dépressif aussi et ce diagnostic a été posé trop tard. Que serais-je devenu avec plus de force?
– Bon j’arrête de vous emm…
– Mais celà dit il y a encore des choses à faire pour la femme; imagine que dans certains pays elle sont lapidées pour soupçon d’adultère, pour soupçon simple. Imagine que là où la polygamie est autorisée elle l’est pour l’homme seul, et le port de la bourka et autres conneries, etc etc, et l’excision. Et à part ça ici quand tu as le malheur de dire zut à une femme tu fais de la prison. Et si t’as le malheur de regarder un enfant trop longtemps t’es pédophile. Eh faut arrêter les excès!
Et pour en revenir à l’infortuné dsk, faudrait arrêter de dramatiser. Aux USA les hommes n’osent plus bouger le moindre poil de couille, et sais-tu que des milliers d’américains sont devenus homo à cause des mouvements d’humeur féminins? De même certes que des femmes sont devenues homos à cause d’homme méprisants, oui mais enfin, si tout le monde méprise tout le monde, on n’a plus qu’à faire comme en arabie, les hommes d’un coté et les femmes de ‘lautre

Je crois qu’il ne faut pas répondre à la violence par la violence, à un extrême par un autre extrême, ou au sexisme par un sexisme opposé.

Bon, il faudrait que je lise ce roman pour me forger une idée … et intervenir au débat intéressant que nous propose Yves Rogne et Noann, bien qu’ayant déjà mon propre ressenti sur la thématique traitée qui n’abonde apparemment pas dans le sens de l’auteur …

Il me semble que l’auteur a justement voulu susciter le débat, voire la polémique, en abordant des sujets aussi sensibles et bien dans l’air du temps.

Ohlala!

A Yves Rogne :
« Je suis outré que par une simple plainte un homme soit traité ainsi, mis en prison, il suffit donc que n’importe quelle nana dise ouille pour envoyer une personnalité derriere les barreuax
Ce fut un procédé utilisé abondamment par des femmes divorcées pour avoir la garde ou pour ennuyer leur ex.  »

Toutes les femmes qui portent plaintes ne sont pas des menteuses. Vous croyez qu’on dit un simple ouille quand on se prend des coups de pieds dans le visage ou dans le ventre ? Savez-vous ce que c’est d’être démolie suite à des violences conjugales?
D’avoir constamment peur et de se prendre une raclée pour un oui ou un non?
Croyez- vous que ça soit facile de se reconstruire après ? d’apprendre à faire confiance à nouveau ?

Bon, j’arrête là car je ne suis pas d’accord avec vous Messieurs !

Je n’ajouterai plus rien au sujet de la thématique développée dans ce roman, sans l’avoir lu … Noann, tes notes et interventions diverses m’y m’invitent sans tarder. Merci pour ce magnifique billet de lecture

Bon j’allège un peu l’article et mes réponses parce qu’on est dans une sorte de dérive.

Après tout, le sujet c’est le livre YXSOS ou le songe d’Eve.

Merci de rester dans le sujet de départ

Pas de souci Clara.

Disons que je voulais mettre en évidence qu’il y a quelques clichés et que le consensus actuel va toujours dans le même sens, mais qu’il y a aussi des cas opposés dont on parle peu.

Chacun à son vécu et son petit lot d’histoires.

Pour en revenir au propos, donc au roman, ton billet est très intéressant Noann. Et si le sujet traité et l’intrigue m’intéressent, les digressions de la fin du livre, condamnant les hommes, risquent fort de m’agacer… Je regrette de ne pas habiter dans ton pays, ainsi, tu pourrais m’envoyer ce livre… mais, sait-on jamais, peut-être un jour croiserais-je son chemin (dans une bibliothèque ou chez un ami) ?

Ah bah non, je ne disais pas ça pour que tu le fasses. Je sais trop combien ça coute cher. J’ai fait voyager un livre en Belgique un jour, et je m’en suis mordu les doigts ! Ne t’inquiète pas, je le trouverais bien un jour. Merci, c’est très gentil.

Hum… Je lis vos commentaires sur le tard, après avoir lu ce roman YXSOS. Il ne m’a pas semblé « anti-homme », mais plutôt fruit de réflexions concernant les rapport hommes-femmes. Sa proposition passant par les manipulations génétiques est pour le moins originale et pourrait devenir un jour réalité, qui sait ?
Par contre, je suis d’accord avec l’auteur: le christianisme est une religion très machiste et la bible propose des passages qui en feraient tousser plus d’une (cf la Genèse, mais également les lettres de St-Paul, etc).

Merci pour votre intervention.

De nombreux passages sont totalement hostiles à l’homme. Je n’ai pas le temps de les retrouver, mais je veillerai à les retrouver et à les recopier ici.

De nombreux chapitres sont assez moralisateurs et orientés.

Dire que le christianisme ou la bible est machiste ferait crever de rire tous les théologiens. Il y a une grande diversité d’interprétations de la bible. Par exemple, les témoins de Jéhovah y lisent que le don de sang est sacrilège. Pierre de Grandi y voit un sens misogyne. De telles opinions ne regardent que lui, il les développe dans son livre de façon abrupte. La démonstration est mal faite, et ne convaincra que les plus farouches partisans d’un féminisme radical.

J’ajoute que, personnellement, j’ai passé douze ans dans une école jésuite, et que, si la femme est passée sous silence – école masculine oblige – jamais je n’ai entendu dire le moindre mal ou la moindre parole visant à diminuer la femme. Entre-temps, et depuis pas mal d’années, cette école accepte aussi les filles, de même que d’autres écoles qui n’acceptaient que des filles acceptent aussi des garçons à présent. En outre, la femme a tout de même joué un rôle important dans les couvents ou les missions humanitaires catholiques.

Je viens de le terminer.

Bizarrement construit, une intrigue claudicante, mal développée.
Des digressions et développements dans les derniers chapitres très étranges, où l’auteur quitte son rôle de romancier pour se smuer en féroce critique de la société, du mâle en particulier, à l’instar d’un essai d’Elisabeth Badinter, très à charge.
Un auteur qui a sans doute trop entendu des femmes maugréer dans se carrière et qui a un avis biaisé sur la question dez rapports homme-femme. Clairement, on se demande si ce n’est pas écrit par une extrémiste féministe.
Clichés et idées préconçues sont légion dans ce roman qui n’est manifestement celui d’un écrivain.Retrournez derrière vos éprouvettes et vos animaux de labo, encore une chose qui fait frémir, la façon dont le laborantin a mis en esclavage le règne animal
Roman féministe ai-je lu, oui, autant que le Coran est religieux.

la Bible est aussi machiste que ma chemise.
Ma chemise est faite pour un homme.Une femme flotterait dedans. C’est un monde terriblement injuste et fait pour les hommes, on trouve des millions de chemises qui ne conviennent pas aux femmes. Quelle iniquité!
Badinter va surement faire voter une loi pour interdire les chemises pour homme.

Merci pour cet avis !

J’aime bien la comparaison avec la chemise ! Et de fait, prendre deux versets de la Bible pour étayer la conclusion que le livre est machiste ( Si je me souviens bien, la conclusion est celle-ci : « ainsi le sort de la femme était scellé pour 2.000 ans ») m’a semblé un peu simpliste…

Je n’ai pas lu le livre de Mr De Grandi mais j’en ai entendu parlé et je pense tout simplement que cet homme a gagné son pain et a satisfait beaucoup de ses besoins au cour de sa vie auprès des femmes. Alors il a peutêtre, à cette ère ou tout le monde écrit des livres, eu envie de « caresser » un peu les femmes auxquelles il doît quasi tout. Il y a mêlé ses connaissances médicales, culturelles. A 71 ans il a encore envie de rester sur la scène, se rendre intéressant, plaire… aux femmes. Pour quoi pas? Mais voilà, ça demande aussi des sous à tout ceux qui ont envie de le lire…. En ces temps ou les gens
souffrent sous tous les aspects.

Bonsoir Isidora

Merci pour ce point de vue très intéressant, qui expliquerait en effet bien des choses.

La première partie du roman est bien faite. Mais voilà, l’intrigue étant résolue bien avant la dernière page, l’auteur se lance dans des développements vraiment bizarres, qui ne convaincront pas grand monde.

On dirait en effet qu’il fut écrit pour glorifier la gent féminine, ce qui est une bonne chose en soi. Mais fallait-il à se point charger l’homme de toutes les tares, et le rabaisser quasiment au rang d’insecte nuisible qu’il faut éradiquer de la surface ?

Dommage pour cet auteur et cet éditeur, qui nous a contactés spontanément pour nous proposer deux livres.

Je rajoute juste pour finir ma « lecture » de ce roman qui rien que de savoir en gros son propos me donne un peu la nausée. Ça n’engage évidemment que moi, il y a des contradictions dans ce qui a livré l’auteur: comme s’il se moquaient des femmes qui ne veulent pas d’hommes, ça sent aussi l’hypocrisie. Aurait-il besoin d’expier ses comportements envers les femmes et/ou il en veut aux hommes jeunes…. . et qu’il les a fait mourir tous …. dans son récit destiné au public (qui veut bien gober ça)?
Merci de nous donner l’opportunité de nous exprimer chacun avec ses ressentis persos.

Bonsoir Isidora

Daniel Fattore a relevé à sa façon cette sorte de contradiction, en se demandant si le roman était misogyne ou misandre. L’un ou l’autre personnage féminin (j’ai oublié les noms – ma lecture date) est pervers. Par cet exemple, l’auteur semble discréditer la femme (ou certaines d’entre elles). Est-ce fait à dessein ou incidemment ?

On reconnaitra certaines figures typiques. Le savant fou (ou savante dans ce cas), qui ruinerait des mondes sur l’autel de la science. La femme désabusée, la féministe qui en veut aux hommes, l’homme moderne qui ne sait plus à quel sein se vouer… Autant de personnages qui ne sont que des emprunts à la réalité.

Néanmoins, la dernière partie m’a semblé orientée et plutôt hostile à l’homme… Une sorte de glorification de l’éternel féminin, bafoué depuis la nuit des temps, par une science faite par les hommes, une religion qui n’admet pas de présence féminine, une société patriarcale. Chaque intervenant y va de son petit sermon pour souligner sur le plan biologique l’inutilité du mâle, sur le plan philosophique pour stigmatiser l’homme, et même sur le plan religieux.

Si le début tient bien la route, les développements ultérieurs me laissent sceptique…

On peut spéculer sur les intentions de l’auteur… Peut-être plus profondes qu’il ne parait…

Cependant, je me souviens d’un cours de littérature, où le prof aimait décortiquer les techniques des auteurs, et s’étendre en supputations sur leurs intentions. Et un de mes grands amis (grand parce que j’ai passé des années avec lui et aussi parce qu’il mesurait deux mètres), disait que le prof faisait des déductions abusives sur les intentions de l’auteur. Peut-être que le prof imaginait des intentions qui n’avaient même pas effleuré l’auteur. N’est-on pas en train de faire la même chose ici, et de déduire à outrance ? (pour la petite histoire, mon ami s’est suicidé à cause d’une femme – et même de deux femmes – il n’avait pas 40 ans)

Alors, YXSOS, roman parfaitement maitrisé, ou complètement raté ?

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