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Tonbo – Aki Shimazaki

Nobu est un père de famille comblé, fier d’être à la tête d’un juku (institution prestigieuse de cours privés pour collégiens). Un jour, il reçoit un appel téléphonique d’un ancien élève de son père, qui s’est suicidé quinze ans auparavant. Cet élève souhaite le rencontrer et voilà que Nobu est tout chamboulé …

Peu à peu, il apprend les circonstances tragiques qui ont poussé son père à se suicider…

Tonbo

Nobu est un père de famille comblé, fier d’être à la tête d’un juku (institution prestigieuse de cours privés pour collégiens). Un jour, il reçoit un appel téléphonique d’un ancien élève de son père, qui s’est suicidé quinze ans auparavant. Cet élève souhaite le rencontrer et voilà que Nobu est tout chamboulé …

TonboPeu à peu, il apprend les circonstances tragiques qui ont poussé son père à se suicider et découvre des vérités, des secrets larvés. Des non-dits se lèvent et des révélations donnent la lumière à toute cette troublante histoire de suicide qui avait plongé Nobu dans la pénombre et le désespoir pendant toute sa jeunesse.

L’auteur nous invite à suivre la vie quotidienne d’un Japonais sans histoire. Les mots nous bercent d’une douce mélopée et le récit porté par une plume simple, touchante, poétique nous donne un moment de bonheur intense.

On se retrouve d’un bout à l’autre du Japon, s’imprégnant çà et là de sa culture, de sa philosophie, de sa traditionnelle sérénité.

Par une écriture pudique, sans fard, il émane des personnages de ce livre une grande réserve, une douceur immense. Tout est légèreté et émotion. La vie coule paisiblement, les secrets sont enfouis ou parfois discrètement livrés, les violences se taisent alors que sonne dans les cœurs l’écho d’une grande tristesse, mais celle-ci ne pointe jamais son nez au dehors, ce ne serait que pure mesquinerie, que pur non-respect …

Tonbo signifie « luciole » en japonais. En donnant à son récit le nom de cet insecte éphémère,  l’auteur a voulu dire cette lumière qui naît puis s’échappe pour venir mourir doucement, le temps de quelques coups d’ailes, de quelques envols …

Une lecture indispensable … Un auteur à découvrir à la hâte …

Tonbo de Aki Shimazaki, Éditions Actes Sud.

13 réponses sur « Tonbo – Aki Shimazaki »

Krol, merci pour ta gentille réponse. Ce livre est un coup de coeur. D’ailleurs je deviens férue de littérature japonaise. Pour les livres itinérants, ne t’inquiète pas, comme le dit Noann, nous sommes submergés mais je me chargerai de te faire suivre les livres. Bonne journée.

Merci à toi Noann …

J’avale livre sur livre en ce moment et je viens de passer deux heures à déguster ce délicieux petit roman. Je ne le chroniquerai sur mon blog que dans quelques jours. En attendant, Céleste, je tenais à te remercier pour cette douce et jolie découverte. Bon courage pour ton déménagement.

Bonjour Krol,
Je suis contente que ce livre t’ait plu. J’irai voir ta chronique.
Moi je suis un peu en perte de vitesse pour le moment … Un stock de livres m’attend.
Merci pour tes encouragements.
Bonne journée.

Livre chroniqué !
Je vais le prêter à mes amies proches si ça te ne dérange pas Céleste.
Et maintenant je vais essayer de trouver les autres textes d’Aki Shimazaki.

Bonjour Krol,
Bien sûr que non, cela ne me dérange pas que tu prêtes ce livre. Au contraire, c’est bien de partager ses coups de coeur de lecture avec des amis. Je possède également les deux autres volets de la trilogie. Si tu veux, je te les ferai parvenir.
Bonne journée. Céleste.
P.S. : ta chronique est très belle.

Merci Céleste !
Je rajoute que Tonbo est le troisième tome de la trilogie ‘Mistuba-Zakuro-Tonbo).

Ah oui… je confirme que Aki Shimazaki est une auteure à découvrir !

Céleste,
Ta chronique de ce beau roman est très juste. Il y a juste une petite erreur, si tu me permets. En japonais, « tonbo » signifie libellule et non luciole.
Dans sa première collection en 5 volumes « Le poids des secrets », Aki Shimazaki a utilisé le mot pour luciole (« Hotaru ») pour un de ses titres. D’ailleurs si tu as l’occasion de les lire, je pense que tu n’en seras pas déçue. Elle aborde des sujets assez graves tels que les brimades envers les Coréens vivant au Japon après le grand tremblement de terre du Kantô de 1923, Hiroshima, …

Cet auteur a une magnifique écriture, tout en sobriété et justesse. Et elle écrit directement en français car elle vit à Montréal depuis de nombreuses années.

Je suis désolée Kuroneko d’avoir donné une mauvaise traduction du mot « tonbo ». Je lirai avec plaisir les autres opus de Aki Shimazaki

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