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Cru bourgeois

Rien ne s’oppose à la nuit – Delphine de Vigan

En 2008, Lucile, 61 ans, troisième d’une famille de neuf enfants, met fin à ses jours. Elle était belle, si belle, mais si blessée au fond d’elle aussi. Lucile, c’était la mère de Delphine de Vigan. Et l’auteur, torturée à son tour par ce passé douloureux, se décide, pour guérir un peu des meurtrissures que sa mère endurait jadis, d’analyser chaque événement de son histoire familiale.
L’auteur se livre à une bouleversante fouille dans les tréfonds de l’âme fissurée de sa mère. Elle enquête, scrute, interroge, assaille ses proches pour connaître des vérités trop longtemps tenues secrètes. Dans sa quête de renouer avec ce passé éclaté, elle croisera des écrits, entendra des confidences.

Rien ne s'oppose à la nuit

En 2008, Lucile, 61 ans, troisième d’une famille de neuf enfants, met fin à ses jours. Elle était belle, si belle, mais si blessée au fond d’elle aussi. Lucile, c’était la mère de Delphine de Vigan. Et l’auteur, torturée à son tour par ce passé douloureux, se décide, pour guérir un peu des meurtrissures que sa mère endurait jadis, d’analyser chaque événement de son histoire familiale.

L’auteur se livre à une bouleversante fouille dans les tréfonds de l’âme fissurée de sa mère. Elle enquête, scrute, interroge, assaille ses proches pour connaître des vérités trop longtemps tenues secrètes. Dans sa quête de renouer avec ce passé éclaté, elle croisera des écrits, entendra des confidences.

Rien ne s'oppose à la nuitCertes un roman poignant, fort, sous la plume d’un auteur qui retranscrit à merveille les fissures de l’âme de sa mère, les euphories mais aussi les désarrois.

Les morceaux de vie de Lucile et des siens, partis déjà, les amours, les tristesses de cette famille de guingois sont couchés sur papier avec des mots frappants, lourds, mais exempts de pathos toutefois.
Et emportés par ce récit, chacun d’entre nous ressentira dans le cœur ses peines larvées, ses échecs, ses souffrances, ses soubresauts de bonheur aussi…

Une belle surprise de cette rentrée littéraire…

Cependant, un peu lassée des récits biographiques, même si certains d’entre eux comme celui-ci révèlent un bouleversement de soi, j’émettrai quelque circonspection quant au classement de ce roman dans les catégories de notre site… J’ai donc décidé de ne lui attribuer qu’une place de « cru bourgeois » en me tournant vers l’auteur si elle passe par ici et en lui demandant de n’y voir dans mon chef qu’une réserve quant à la thématique …

Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan, Éditions J.C. Lattès

31 réponses sur « Rien ne s’oppose à la nuit – Delphine de Vigan »

C’est vrai que les écrivains qui racontent leur vie, celle de leurs parents et grands-parents, etc, on commence tous à en avoir un peu assez.
Quant à s’excuser auprès de l’auteure… Je suppose qu’elle en lira d’autres si tant est qu’elle s’intéresse à nos petits sites.

J’ai aimé ce livre également, ma critique sera justement en ligne demain jeudi! C’est vrai que ta note est un peu sévère mais je comprends que tu sois lassée de toutes ces introspections. Pour ma part j’essaie de sélectionner et de ne pas enchaîner deux lectures sur le même thème…

à My Little Discoveries :
Merci pour ton avis. Moi aussi je fais normalement le « tri » parmi mes lectures mais bon, je me suis laissée emporter par ce roman-ci malgré tout.
Bonne soirée

à Leiloona :
Mon billet te dira que ce livre ne m’a pas déplu. Voici pourquoi je m’y suis attardée et l’ai lu jusqu’au bout malgré la thématique …

Bonjour Stephie,
Je suis dans la même situation que toi. Ma pile s’agrandit de plus en plus et … menace de s’écrouler, faute de temps.

Oui, oui, j’ai bien vu que ce récit t’avait bouleversée, mais je me demande pourquoi, si un genre rebute ou énerve, on ouvre un livre …
Il est rare que je lise de la fantasy par exemple, ou un thriller bien glauque. Disons que je ne m’y collerais pas de mon propre chef.

Voyons Leiloona, je suppose que Céleste n’a rien contre les auto-biographies, mais que peut-être celle-ci n’apportait rien de particulier au genre.
C’est comme ça que j’ai compris son message. Elle aurait sans doute aimé une petite différence.

Eh bien il n’y a rien à comprendre … N’est-pas la richesse des avis de chacun ? D’aucuns seront enthousiastes, d’aucuns seront plus réservés … Le drame des blogs c’est qu’on ne peut jamais dire son ressenti sincère sans se heurter à une polémique …
Et je le répète, ma note de lecture ne montrait aucune déception … sauf pour la thématique un peu trop « à la mode » du jour.

Ah non, non, rien à voir avec le côté positif ou négatif du billet, j’ai mal compris ça « un peu lassée des récits biographiques », le sens généraliste de la phrase sans doute. 😉
Bon, j’arrête là, je sens que j’énerve Céleste alors que ce n’était pas le but …

‘fin, moi je trouve la remarque sur les auto-biographies tout à fait pertinente.
Il y a beaucoup de livres qui sortent dans ce genre-là en ce moment. Chacun y va de sa petite histoire de famille. On peut apprécier cette thématique en la trouvant lassante, à force…

Oui, bien entendu que c’est un genre qui pullule en ce moment, mais ma remarque partait d’une interrogation naïve de ma part : si le genre autobiographique nous embête (Céleste se dit lassée de ce genre), pourquoi en lire ?
Il me semble que nous avons bien du mal déjà à lire tout les livres qu’on voudrait, pourquoi perdre son temps à lire un genre qui nous lasse ?

Je ne veux pas entrer dans la polémique mais moi aussi, je me lasse de ce genre, classé souvent « roman » alors que l’auteur ne parle que de lui ou de sa famille. Et les français écrivent de plus en plus ce genre de textes. Malgré tout, dernièrement je me suis laissée tenter par le livre de Blondel parce que ma libraire m’en avait dit le plus grand bien. J’ai d’ailleurs été déçue. Céleste, apparemment, a apprécié ce livre de Delphine de Vigan, et je comprends qu’elle ait été tentée de le lire, car moi-même, suite à tous les billets positifs (alors que le genre m’agace en ce moment) je suis curieuse de lire ce texte ne serait-ce que pour voir si je l’apprécierai comme la plupart de celles qui l’ont lu. Ce n’est jamais une perte de temps de lire, même un genre qui nous agace…

@thierel : merci pour l’info !
@Théoma : oui c’est un genre qui a été un peu trop couru ces temps-ci. Merci d’être passée !

Rien ne s’oppose à la nuit est un très beau livre, intelligent et sensible. J’ai lu l’an passé le Chagrin de Lionel Duroy (que l’auteur évoque d’ailleurs dans son livre) et aux premières pages du livre de Delphine de Vigan, je me suis dit  » bon, encore un auteur qui va raconter sa famille nombreuse ». Mais ce livre est bien plus que ça. C’est un chemin, une enquête parfois maniaque. C’est un regard sur la folie, une certaine folie, c’est un regard sur le rapport à la mère. Bien plus qu’une biographie, c’est un livre d’écrivain.
http://vousnepouvezpasraterca.blogspot.com/2011/11/rien-ne-soppose-la-nuit-de-delphine-de.html

Bonsoir Mylène,
Merci pour votre avis. « Le Chagrin » de Lionel Duroy m’avait émue mille fois plus … J’avais d’ailleurs déposé ici un billet de lecture dithyrambique à ce sujet.
Le roman de Delphine de Vigan est certes bien écrit (je ne l’ai d’ailleurs pas critiqué dans sa forme …) mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un roman d’auteur (au mot « écrivain » je préfère celui d’ « auteur ») que je destine à des romans plus brillants …
Cela dit, je partage votre ressenti dans les grandes lignes en ce qui concerne les différents thèmes approchés par l’auteur (folie, rapport avec la mère, etc).

Ce livre est le premier que je lis de la rentrée littéraire (oui je suis à la bourre et mon porte-feuille fait la grève!) et il m’a vraiment chamboulée. Tellement que ma chronique fait des pages :p Oui l’autobiographie est un thème un peu éculé chez les écrivains mais au final au bout d’un certain nombre de romans il apparaît chez beaucoup d’entre eux comme un passage obligé. Beaucoup se disent dans l’incapacité d’écrire autre chose. C’était ça ou rien. Je crois que ça leur permet de s’affronter, de se (re)construire enfin, dans la vérité et non plus caché derrière un énième personnage.

C’est une belle façon de voir les choses Sarah

Intéressante cette conception de l’autobiographie, comme nécessité de l’écrivain pour se réafirmer.

Ceci me parait plausible et certainement vrai dans un grand nombre de cas.

Bonjour Sarah,
C’est un ressenti très personnel … Je ne vois pas la chose de cette manière-là. Je pense que Delphine de Vigan n’a pas besoin de s’égarer dans une biographie comme ‘passage obligé’ mais qu’il s’agit d’un choix de l’auteur de mettre à plat des secrets enfouis.

Cela dit, le thème « histoire vraie » qu »évoque Théoma et celui « un peu éculé » comme le dit Sarah rejoignent ma chronique.
Bonne soirée à vous deux

je l’ai lu après « Je reviens bientôt » d’ Hugues Royer et, comme vous, je me suis dis rebelote !!!…..J’ai tout de même continué.Je me suis moi même étonnée de l’intérêt grandissant que je partais à ce livre passé le récit de l’enfance de Lucile. Au final, très beau livre qui m’a laissé pensive et étonnement épuisée !!! Il est difficile de ne pas penser à sa propre famille

Bonsoir Sonia,
Comme vous, bien que lassée de ce genre de littérature, j’ai poursuivi la lecture de ce roman parce que, ma foi, j’ai trouvé le récit poignant et vrai. En revanche, je n’en ai gardé qu’un souvenir fugace …

bonsoir,
je suppose que cela dépend de l’histoire personnelle de chacun(e). Je n’aime pas faire de généralités mais beaucoup ont été plus ou moins blessé dans leur enfance, et sont donc plus « réceptifs » à ce genre de littérature…

Ah oui, ça alors !!! Mon billet retranscrit tel quel …
Je prends le temps d’écrire des billets qui viennent du fond du coeur, qui m’appartiennent et puis voilà qu’on se les approprie ! ça m’agace !!!

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