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L’envie – Sophie Fontanel

Chère Sophie.

Alors comme ça, vous soufrez du mal du siècle de la femme. Vous avez perdu toute libido. Du moins, votre personnage central, mais on a du mal à croire que ce soit pure fiction. Ça sent le vécu, et le vécu ça sent drôlement fort, plus fort qu’un camembert à l’abandon depuis dix ans. Et ça vous a donné l’idée d’écrire un livre, une sorte d’éloge du déplaisir, à l’inverse d’une écrivaine que j’aime beaucoup, une certaine « Blanche ». Une ode à l’absence, qui n’en est pas pour autant une ode à l’homosexualité, ni à l’onanisme. Une consécration d’une période de vide, que vous semblez avoir vécue. On écrit beaucoup sur le vide en ce moment. Les lecteurs s’habituent. Enfin, votre vide n’est pas banal, il est assez riche. J’ai senti un désarroi et une amertume, que vous mettez brillamment en lumière.

couv l'envie

Chère Sophie.

Alors comme ça, vous soufrez du mal du siècle de la femme. Vous avez perdu toute libido. Du moins, votre personnage central, mais on a du mal à croire que ce soit pure fiction. Ça sent le vécu, et le vécu ça sent drôlement fort, plus fort qu’un camembert à l’abandon depuis dix ans. Et ça vous a donné l’idée d’écrire un livre, une sorte d’éloge du déplaisir,  à l’inverse d’une écrivaine que j’aime beaucoup. Une ode à l’absence, qui n’en est pas pour autant une ode à l’homosexualité, ni à l’onanisme. Une consécration d’une période de vide, que vous semblez avoir vécue. On écrit beaucoup sur le vide en ce moment. Les lecteurs s’habituent. Enfin, votre vide n’est pas banal. J’ai senti un désarroi et une amertume, que vous mettez en lumière.

Il faut dire que l’idée est bien dans l’air du temps – mode et post-féminisme oblige… On a commencé par revendiquer d’égalité de sexes, puis celle du plaisir, auquel la femme avait droit, la pauvre, depuis un million d’années on ne la butinait que pour des gosses. Des discours pompeux pour revendiquer son droit au Q, sa zone X, son point G. Et voici à présent le point Zéro absolu, la nouvelle mode. Ça va faire fureur dans les milieux féministes. Je vois ça d’ici : « Fini les mâles. Vive l’absence! » C’est finalement une assez bonne idée à défendre… La femme n’a plus de plaisir. Voilà. C’est normal. Point.

Votre point de vue n’est pas sans intérêt (il a toutefois le défaut d’être à sens unique). On vous attendait au tournant, nous les p’tits mecs. Le sexisme n’est pas loin, mais vous l’évitez adroitement, au début, bien consciente que des hommes aussi liront votre bouquin, et que même si 99 % des blogs de littérature sont tenus par des ménagères femmes, certains journalistes sont mâles, et quelques lecteurs aussi. Prudence donc. Il ne faut pas vexer les ego masculins boursoufflés.

Mais voici que l’homme est pointé du doigt, du bout du petit doigt… Son corps est encombrant, l’homme est maladroit. C’est un peu du ressassé, et un soupçon méprisant pour Nous. Après, ça se corse encore. Le corps de l’homme est laid, dites-vous subtilement, par le biais d’une autre voix. Un vieux stratagème de romancier, quand on a un truc délicat à dire, on le fait par le biais d’un personnage. Certes, sur ce point, je suis d’accord avec vous, nous sommes laids. Enfin, remarquez, les femmes, elles… Moi à choisir entre Richard Gere et Carol Ann Yager (720 kilos) , je réfléchirais quand même.

L'envieUn livre parfois étrange, illustré d’exemples qui laissent quelquefois perplexe… Une visite à l’hôpital montre ce déplaisir. L’aiguille dans le pied. Une intrusion inacceptable. Parallélisme avec la sexualité déficiente. C’est amusant mais un peu gros. Quoique… Certains hommes ne l’ont guère plus épaisse qu’une aiguille, parait-il, et moins rigide, en plus…

De déception en déception, le personnage central rabâche son désamour, présenté comme légitime, contre l’avis de tous, les amis qui s’inquiètent, trop bienveillants, harassants même. Mais elle tient bon. Elle n’a plus envie et c’est tout. Ce n’est pas sa faute mais celle de Pierre-Paul-Jacques. Heureusement, à la fin, il y a un espoir de trouver, peut-être, un renouveau. Alors l’envie renait, et on se dit que ce nouvel homme, à l’apparence insignifiante, pourrait faire changer d’avis notre désabusée. Peut-être a-t-elle enfin compris. Peut-être Sophie cette fin est-elle une lumière (que vous ne cherchez pas vraiment le long du bouquin). J’ose espérer que cette désenvie provînt de mauvais choix de vie et que vous, enfin l’héroïne, le réalise et trouve une voie nouvelle, forte de ses erreurs… Ouf, me voila soulagé, mais ai-je bien compris? Si la morale de ce bouquin est que l’on peut avoir un moment de vide, tirer des leçons et rebondir, alors il n’est pas vain. Mais si c’est juste une litanie d’aigreurs… Cependant, on ne voit pas trop clair dans ce jeu. Un défaut de ce livre est d’avoir des intentions pas trop bien affichées, et j’eusse préféré un peu plus de clarté et de vigueur, quitte à choquer. Faute d’intentions bien avouées, je l’ai peut-être interprété à ma guise. Tant pis.

Extrait :

« La nuit, j’étreignais mon oreiller, exactement comme s’il se fut agi d’un être humain à ma portée. J’avais pour lui les égards qu’on a pour celui à qui on ne veut aucun mal. Je le couvais, il aurait fallu me l’arracher des bras pour me le prendre. Oserais-je dire que je l’embrassais ? C’était me livrer au dos d’un homme imaginé par moi, poser mon front entre les omoplates, je l’entourais. Et lui, là-bas devant, il me prenait les mains »

L’envie de Sophie Fontanel. Éditions Laffont

43 réponses sur « L’envie – Sophie Fontanel »

Oui, mais faudrait vérifier ce qu’il avait bu… ❗
Non je plaisante…
Mais sur cet article-là, on ne risque pas d’avoir un remerciement de l’auteure, comme chez Clara et ses mots…

En fait d’appréciation des milieux féministes, j’ai trouvé ceci :

http://www.elle.fr/Love-Sexe/Sexualite/Dossiers/Pause-sexuelle-comment-elles-ont-recu-le-livre-de-Sophie-Fontanel-1738848

Et en passant, un autre article :

http://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Maitrisez-vous-l-art-de-la-fellation-1742740

Les réactions des lectrices sont parfois édifiantes. Sous prétexte d’évolution, de « respect » et d’égalité, on en arrive à un protectionnisme et un puritanisme extrêmes. N’est-ce pas un plutôt un retour au Moyen-Age ?

ton ressenti sur ce livre rejoint le mien sans conteste, hormis peut-être la classification dans les « crus bourgeois » … J’aurais été moins enthousiaste que toi.
à l’auteur :
Madame Fontanel,
Votre livre me laisse un goût amer, me rend quelque peu neurasthénique même …
Faire l’amour est faire la vie, mourir moins vite, s’affoler jusqu’au bout … Il y a pléthore de femmes comme vous, c’est bien triste … Je fais sans doute partie d’une minorité, à ne pas abonder dans votre sens …
Peut-être êtes-vous passée à côté de celui qui vous rend belle, vous regarde telle que vous êtes … Nous avons le même âge – vous êtes née en 1962 je crois – et déjà vous avez perdu le sens de l’émerveillement … Dommage …
Quoi de plus beau que le corps d’un homme – votre homme – celui que vous admirez, que vous caressez, qui vous fait l’amour en étant attentif à votre plaisir (et pas seulement au sien …) cet homme dont le parfum de la peau vous scotche, vous enivre, cet homme dont l’âme est en communion, en harmonie avec la vôtre …
Oui Madame Fontanel, il en existe des hommes comme celui-là …

Ce qui m’effraie, c’est que la sexualité soit présentée comme malsaine et avilissante. Je ne fais pas référence au livre de Mme Fontanel, mais aux médias en général, et aux associations féministes (je rebondis), qui sont parfois plus misandres que féministes

Bonjour à tous et toutes

Hum, ce bouquin semble susciter des avis mitigé. Mais je suis un peu surpris, mais pas trop , que certain(e)s s’en servent comme un modèle. 😯 … pour dire elle a raison Fontanel, et d’embrayer. Nous les femmes on en a marre, plus de sexe, plus subir le joug des mâles. Toutes sortes de chose que le bouquin ne dit pas. Enfin de toute façon le sexe moi, depuis longtemps on ne veut plus de moi, alors bon.

Oui j’ai lu quelques billets…
Ça va du plus négatif au plus enthousiaste, mais souvent les billets enthousiastes le sont non pas pour le livre même, mais pour l’idée de la femme qui dit non et réprouve la sexualité, ce qui n’a pas manqué d’enchanter quelques aigries.
Et comme tu le dis, ces idées pourraient devenir une nouvelle mode d’après-féminisme
Quoi qu’il en soit, l’article est bien tourné

Et bien, que de colère dans cet article, et qui dit colère dit être touché! Je n’ai pas lu ce livre, j’ai eu le « plaisir » de voir Mme Fontanel lors d’une interview lors de la parution de son livre. Je n’ai aucunement souhaité lire l’ouvrage d’une personne qui se refuse tout lâcher prise non pas par effort de l’exercice mais par contrainte sociétale. Dans son discours j’étais surprise de remarquer qu’il y avait encore ce genre de pensée en France, le sexe c’est sale, c’est moche; l’homme est monstrueux, il oppresse la femme de ses envies malsaines. En clair, je n’ai eu aucune envie de lire le délire d’une femme sur sa frigidité, une pathologie que l’on soigne très bien depuis bientôt 100 ans.

Et puis j’ai vu une deuxième interview pas plus tard que cette semaine, où elle se montre plus posée. Le chemin qui l’a conduite à écrire ce livre est plus clair: une envie de faire une pause et de faire le point, chez elle, c’est passé par l’arrêt de la sexualité comme d’autre commence le golf ou décident de s’en aller durant un an. Elle présente alors cela comme un arrêt thérapeutique nécessaire à éclaircir ses idées. Elle n’arrive pas à comprendre la différence entre l’imaginaire et le réel, créant ainsi une grande souffrance qu’elle ne souhaite plus s’infliger. Je la soupçonne d’avoir écrit ce livre au moment le plus fort de la douleur dans sa prise de décision, ce qu’il l’amène à être rigide dans son récit comparant par exemple le sexe à des devoirs à faire. Qui ne l’a pas fait? Avoir des paroles qui dépassent l’entendement ? Son livre malheureusement manque surement de la deuxième partie, une fois que l’on a rejeté en force, on fait le point et on reprend ce qui nous convient (et juste cela) au-delà des pensées et envies des autres. Elle ne l’a pas fait, elle ne montre que le rejet. C’est dommage, mais ne sommes-nous pas adultes pour comprendre le contexte et faire la part des choses. Ne nous amenant pas comme elle a eu besoin de le faire à passer du tout au rien.

Je ne suis pas féministe, j’accepte simplement que l’homme et la femme sont bien différents, même si des injustices non justifiées persistent. Aussi Monsieur Vrogne, j’apprécie difficilement que concernant les blogs littéraires le mot soit associé pour le féminin à ménagère à 99%!! alors que pour la masculin à journaliste et lecteur! Mais restons zen, voyez ici aussi l’impression que chacun à de son monde, que cela soit du sexe, ou du genre, nous sommes emprunt de notre culture, éducation et autre religion…

Bonjour Méta’

Moi je ne vois pas où il y a de la colère. Peut-être une certaine amertume
Quant aux 99 % de blogs, ceci me semble assez réaliste, peut-être même en dessous de la réalité…
Dire que 99 % des blogs sont tenus par des femmes ne me semble pas une attaque contre celles-ci
🙂

Bien entendu, toute femme n’est pas forcément une ménagère, et ce mot d’ailleurs n’est pas péjoratif en soi, à moins qu’on le voie avec un a priori. Je ne crois pas que Y R ait eu cette pensée, c’est juste sa façon de s’exprimer sans détours.
Cela dit, ménagère ou pas, il y a quelques bons blogs tenus par des dames, dont le tiens Méta’ (et d’autres forcément)

😉

Je ne vais pas continuer ce débat sur lequel nous sommes en désaccord, péjoratif ou non, n’est pas la question, pas plus que la définition de ce mot. Sur ce, c’est toujours un plaisir de venir, ici.

Non je me suis trompé, j’ai écrit mon dernier message sur un portable. Je voulais dire exactement le contraire : toute femme n’est pas forcément une ménagère. Bref.

Merci

Bonjour Metaphore et merci pour cette aimable intervention.
Précision, j’ai écrit ménagère mais je voulais dire mégère.
Nan blague à part, c’est sans ou avec peu de connotation négative

Pas de soucis, Yves, je te disais cela avec beaucoup de zen. J’ai eu envie de signifier que nous ne sommes pas toutes des ménagères, bien que je n’ai rien contre, juste je ne m’y suis pas retrouvé et la reconnaissance est une chose importante! Ce n’est que le PS et clin d’œil de mon commentaire.
Sur ce, Messieurs, je vous souhaite une belle et douce soirée en ce dernier jour de semaine.

Bonjour,
Je n’ai pas encore lu le livre, juste j’ai regardé l’émission sur france 5 « La grande librairie » et le sujet m’intéresse. Peut-être que je n’ai rien compris car pas encore lu l’ouvrage encore une fois, mais il me semble que l’auteur essaie de nous faire comprendre qu’il ne faut pas se forcer à avoir des rapports, sous prétexte que le sexe est à la mode et que, de ce fait, elle a préféré mettre sa cocotte minute en sourdine pour ne pas être blessée ou déçue. Dans ce cas là je la rejoins, chacun est libre de faire comme il (elle) l’entend, tous sexes confondus. Là où je rejoins en revanche les commentaires, c’est qu’il est bien dommage de critiquer les hommes et de les mettre tous dans le même panier. Cela m’étonne qu’elle ait osé écrire qu’un homme serait laid par nature, mais bon je veux bien le croire si c’est écrit, c’est écrit, mais je peux rassurer tous les messieurs que ce n’est pas vrai, c’est même archi faux. Certains hommes sont laids mais certaines femmes sont très laides aussi. Soi-dit en passant je suis heureuse de ne pas faire partie de cette catégorie et pour consoler Yves qui prétend que plus personne ne veut de lui, je pourrais lui dire que cela peut encore arriver, il faut tomber sur la bonne personne, se mettre en valeur aussi le plus possible. Je reviendrai expliquer mes commentaires quand j’aurai lu le livre.

Ooooh merci tout plein Lisa!

Précision, l’auteur ne dit pas de but en blanc que les hommes sont tous laid, c’est un de ses personnages qui le dit… pas de façon aussi catégorique.
Ca sent un tout petit peu la rancoeur quand même…… Avec une légère connotation dans le genre… Je n’avais plus envie … à cause des hommes (maladroits, au corps encombrant) subrepticement, mais la fin annonce une rencontre qui donne de l’espoir, avec un homme qu’on devine très moyen, peut-être le contre-exemple, qui sait…….
Mais comme je disais, les intentions ne sont pas trop clairement affichées, juste en sourdine, et selon sa nature, le lecteur y verra une chose ou le contraire
Euh au sujet de la beauté… disons qu’elle est différente, mais il faut l’admettre, le corps de la femme a (selon moi) une plastique en général plus gracieuse que ce tas de muscles difforme, poilu, flétri, osseux, qui est le nôtre (enfin le mien…)

Euh.. noann, je ne bois plus depuis quelques semaines, merci.

Ah. Quoi qu’il en soit, j’ai entrevu moi aussi l’auteur(e) à la grande lib’
Si j’ai bien compris, son livre est un plaidoyer pour l’abstinence. Après, qu’il y ait quelques idées un peu hostiles aux hommes, bah. Quand je parle des femmes dans mes bouquins, je ne suis pas toujours tendre, surtout celui que je suis en train de pondre, qui est en quelque sorte l’envers du monde féminin bienséant de « Femme actuelle » ou « Elle ».
Un écrivain, même s’il croit inventer, exploite toujours son vécu peu ou prou, à son corps défendant, et une expérience négative peut toujours ressurgir sous une forme ou l’autre, ce qui ne veut pas dire que cet auteur(e) soit misogyne ou misandre, etc.

à Lisa :

Bonjour Lisa !

« se mettre en valeur surtout » ? Moi je dis qu’il faut rester soi, authentique …

à Yves Rogne : tu as déjà toutes tes chances avec moi … j’aime les hommes poilus, très poilus même … 😉

Bonjour Céleste,
Oui, bien sûr il faut rester soi-même c’est bien vrai. Quand j’ai écrit « se mettre en valeur » je ne voulais pas dire se vanter, ni mentir aux autres, mais plutôt qu’il fallait prendre conscience que chacun possède sa propre valeur, et qu’il ne faut pas hésiter à la montrer, bref se faire confiance. Chacun/chacune a son charme, c’est cela que je voulais dire.

Avoir eut le courage d’écrire un livre sur ce sujet c’est bien, dommage d’avoir eut si peu de courage ou de conviction pour le traiter correctement. Ces moments de « vide », qui d’ailleurs peuvent arriver aussi bien aux hommes (même s’ils refusent de l’admettre) qu’aux femmes. Dommage d’avoir galavaudé ce sujet en écrivant aussi mal 1) Style épouvantable 2)pénible à lire par son ignorance totale de la syntaxe et de la grammaire (écrivain+journaliste en plus!) on dirait un livre écrit par une gamine de 16 ans qui quitté l’école à 14 ans 3) Confus, mal écrit il déçoit à chaque page un peu plus. Franchement on s’attendait à quelque chose de plus élaboré, de plus fouillé ou alors elle aurait dû en faire un pamphlet de 5 pages, cela aurait largement suffit tellement le remplissage de ce mini livre est nul. Décevant, vraiment.

Il ne s’agit par contre pas, enfin pour moi, d’un plaidoyer pour l’abstinence, mais du DROIT, pur et simple de ne pas avoir envie. Que cela dure un soir, un an ou 5 ans, c’est pareil. Le sexe ne sert à rien (à part la reproduction) si il est fait sans plaisir, je dirais même qu’il est nuisible. Alors tout un chacun a le droit d’avoir un passage à vide, sans devoir se justifier, sans passer pour un ou une extra-terrestre ou un inidvidu bizarre proche de l’asile. Encore une fois l’idée du livre bien, mais purée…… qu’est-ce que c’est mal écrit !! Dommage.

oops pas relu et quelques fautes ont …glissé… et je ne peux pas reprendre mes textes pour les corriger……..désolée

Bonjour Marie-Ange et merci d’avoir pris la peine de réagir à mon article.
Je suis assez d’accord avec cet avis, sans être aussi tranché
Des fautes d’ortho et de syntaxe chez Sophie… sans doute, mais mon esprit usé et pas trop porté sur ces points a sans doute passé à côté. Et puis si on devait analyser les bouquins dico et grammaire en main…..
Toutà fait d’accord avec le droit de ne pas avoir envie….. un peu moins d’en faire une religion.
Par contre, dire que l’acte ne sert qu’ à la reproduction…. D’un point de vue biologique, certes, mais ne pensez-vous pas passer à côté de quelques chose ?
Bonne journée

Je l’ai récupéré et ai lu quelques pages.
Ma foi, le style est assez banal il est vrai, un peu brouillon.
Quelques passages eussent pu être mieux rédigés.
J’avais remis en forme l’article d’YR (quelques fautes très cher !) et ajouté l’extrait.
Avez-vous trouvé la faute d’orthographe dans l’extrait ?
Celui ou celle qui la trouve a gagné… Toute notre estime !

Yves Rogne, merci pour vos commentaires. Concernant la grammaire et la syntaxe d’accord avec vous mais là, je trouve qu’elle fait un peu fort, surtout pour une journaliste-écrivain. Je crois qu’il y a un malentendu concernant le sexe. J’ai écrit que l’acte sexuel ne sert à rien SI , et je répète SI, il est fait sans plaisir et j’ai même rajouté que dans ce cas là il pouvait même être nuisible. Je pense que justement, c’est le sexe « obligatoire », quelle que soit cette « obligation », qui fini par conduire à l’abstinence voire au dégoût total. Voilà pourquoi il vaut mieux *s’abstenir* quelque temps…pour éviter d’en arriver au dégout et à l’abstinence définitive 🙂 Cela serait dommage…

J’aimerais rebondir au sujet des journalistes qui deviennent écrivains. Être écrivain à mon avis n’est pas une profession mais une vocation. Être journaliste est d’abord une profession. On écrit des romans par goût de l’écriture. On écrit des entrefilets pour gagner sa vie.

L’écriture du journaliste est immédiate, coulée dans l’action même. Comme disait Marguerite Duras, « l’écriture doit se ressentir ce cette impatience »
Le style de l’écrivain lui est muri, il se construit dans l’intimité et la réflexion, dans le temps.

A de rares exceptions près, comme Zola, ou plus près de nous Fred Deghelt, je ne connais pas de journalistes qui soient devenus de bons écrivains.
Les compétences exigées par les deux fonctions me semblent contradictoires, et passer du style populaire et du mode reportage de l’un au style profond et réfléchi de l’autre me semble un défi.

Pour ce qui est du respect de la syntaxe et de la grammaire, s’il fallait critiquer tous les livres dans le détail, rares sont ceux qui en sortiraient indemnes. Une fois je respecte la concordance des temps, trois lignes plus loin je m’en fous. Question d’euphonie. Bon. Les mots, je te les fais entrer de force dans une phrase, je te les mets au figuré et au figuré du figuré. Pour créer un style, on s’approprie les mots et les défigure. Facilité.

On n’se r’tourne plus là-dessus ma pauvre dame. Ah d’mon temps c’était aut’ chose !

Bonjour Noann, Yves Rogne, Celeste, Marie-Ange et tous ceux qui nous lisent !
Je suis assez d’accord avec toi Noann, il ne faut pas confondre journaliste et écrivain. Et pourtant la dame se prétend écrivain, je l’ai entendue à la radio sur Vivacité (émission de Benjamin Maréchal). C’est vrai que n’est pas fameux, Marie-Ange a raison c’est mal écrit. Je viens de le terminer et suis assez déçue. L’idée est originale, mais c’est finalement ambigü je trouve car elle n’arrête pas de parler de sexe dans ce bouquin finalement, ne trouvez-vous pas ? Il faut savoir. Soit on n’y pense pas trop et on se consacre à d’autres choses pendant un moment de sa vie, quitte à mettre tout ce qui concerne sa sexualité au congélateur, ou alors on s’y adonne mais là je ne la suis pas. On dirait soit qu’elle veut se montrer blasée (je suis au-dessus de cela) ou alors elle est frustrée et tout ce qu’elle écrit découle de cette frustration. Enfin j’en sais rien mais toujours est-il que je qualifie ce bouquin de brouillon, elle aurait pu au moins le retravailler, on dirait presque qu’elle ne l’a pas relu. En parlant d’un homme qu’elle croise à la Défense à Paris avec sa mallette (« les pigeons étaients ses petits frères »). Où va-t-on chercher une connerie pareille, je n’oserais pas mettre cela sur papier personnellement. Au fait soi-dit en passant, je vous recommande un livre que j’ai ADORE (« Life » de Keith Richards) c’est tout simplement génial, d’une authenticité rare de nos jours. Bourré d’humour, en plus. On s’attache au personnage, c’est comme si après avoir refermé le livre on se sentait pote avec lui ! Pourtant je n’aime pas trop cette nouvelle tendance qu’on tous les chanteurs, acteurs, célébrités à faire de leur vie un roman mais ici c’est réussi ! A bientôt

Bonjour Lisa

Merci pour cet avis détaillé, que je partage sur le plan de la sexualité. Quant au livre de Sophie Fontanel, ma foi, nous avons à présent assez de retours qui vont plutôt dans le sens ‘brouillon’, ‘bâclé’ ou ‘peut mieux faire’ , même s’il n’est probablement pas sans intérêt.

À part ça, on a dépassé le cap des 1.000 visiteurs par jour.
Heureusement que Google est notre ami, mais cette amitié reste assez froide.
Bien entendu ça ne veut pas dire 1.000 vrais lecteurs; il faut décompter les mal acheminés. Par exemple, quelques uns sont arrivés par une recherche sur « Schtroumph à lunettes ». Je me suis souvenu que j’avais publié un dessin sur l’article consacré à Jérôme Ferrari

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Noann : je rebondis sur ton commentaire journaliste/écrivain. As-tu lu Sorj Chalandon ? Journaliste de métier, son dernier livre Retour à Killybegs est celui d’un écrivain ( et je te le conseille). Je n’en ai pas lu d’autre mais j’ai trouvé que son écriture était belle, une écriture qui colle vraiment aux personnages.

Bonjour Clara

Merci j’en prends bonne note
Je ne doute pas qu’il y ait de brillants journalistes devenus écrivains, mais le métier de journaliste ne prédispose à mon avis pas forcément à l’écriture de romans, par ex

Bonsoir Liliba et merci pour ce gentil message, qui m’aide, je ne suis plus seul avec mon whisky…

Je parcours votre blog de temps à autre et l’apprécie, mais je ne suis pas un grand posteur

Bonne soirée à tous et à Mme Fontanel, qui laisse si gentiment des messages d’encouragement aux blogueurs qui vont dans son sens……

Ah il me revient que j’ai encore « Grandir » dans une de mes piles.
Hop, je le déterre et en fais un commentaire circonstancié 🙂

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