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Désolations – David Vann

C’est sur les deux rives d’un lac glaciaire que vivent Irene et Gary. Trente années de vie aussi triste à mourir et deux enfants qui se construisent un avenir plus rieur. Mais pourquoi Gary veut-il construire une petite île désolée ? Pourquoi s’acharne-il à ce projet insensé, démesuré, dantesque ? Rêve ? Refuge ? Irène tente de comprendre le rêve de son mari mais des tensions s’installent dans le couple …

Désolations

C’est sur les deux rives d’un lac glaciaire que vivent Irene et Gary. Trente années de vie aussi triste à mourir et deux enfants qui se construisent un avenir plus rieur. Mais pourquoi Gary veut-il construire une petite île désolée ? Pourquoi s’acharne-il à ce projet insensé, démesuré, dantesque ? Rêve ? Refuge ? Irène tente de comprendre le rêve de son mari mais des tensions s’installent dans le couple …

DésolationsOn ressort de ce récit émus par la présence de la nature de l’Alaska, sauvage, immaculée, que l’auteur décrit avec beaucoup d’émotions et l’intensité des sentiments.
Une écriture magistrale, forte, comme un coup de poignard dans le cœur du lecteur.

L’auteur nous plonge dans les vies qui se déchirent doucement, les ruptures larvées qui s’entretiennent, les tentatives de rebâtir des ruines à tout prix, même tout est vain, stérile.
Et l’auteur d’ajouter à ces désolations celles du lecteur qui assiste à la destruction lente et insidieuse d’un couple qui cherche tant bien que mal un refuge, une issue, un espoir, mais s’enfonce dans les abîmes dont on ne revient pas.

Un magnifique roman, certes.
Un seul bémol tout de même … Malgré le talent incontestable de l’auteur à nous entraîner dans un huis-clos pesant, j’ai ressenti l’envie de sortir vite de cet étouffoir créé par Gary et Irene.

Désolations de David Vann, Éditions Gallmeister

11 réponses sur « Désolations – David Vann »

Avais-tu lu Sukkwann Island ? Noann, je sais que oui, mais toi ? L’atmosphère en était plus que pesante. J’en étais ressortie fascinée et écoeurée. Je n’ai donc aucune envie de lire celui-ci et quand tu écris que tu avais envie de sortir vite de cet étouffoir, je ne m’étonne pas. J’ai l’impression que cet auteur ne crée que des univers morbides.

C’est assez dans la même thématique et même traitement que Sukkwand island il me semble…

Je l’ai depuis quelques temps sur une pile.. Je n’arrive pas à l’ouvrir. Cet article ne m’en donne pas plus la force.

Bonsoir Krol,
Je n’ai pas lu Sukkwann Island et je n’en ai pas l’intention, si celui-ci est encore plus pesant. « Désolations » est certes un beau récit mais les deux héros m’ont épuisée par leur relation oppressante …

Sukkwann n’est pas ce qu’on peut appeler un beau récit. C’est terriblement « gore »… Beurk ! C’est l’image qui m’en reste. Bonne soirée Céleste. A toi aussi Noann.

Eh bien moi j’aime beaucoup les deux romans de David Vann. Dans Sukkwan Island, c’est surtout la 1ère partie qui est magnifique. La 2e m’avait un peu déçue (c’est dans la 2e qu’il y a quelques passages gores que je me suis empressée d’oublier). Dans Désolations l’atmosphère est pesante dans l’histoire du coupe Irène/Gary, mais la construction qui nous fait passer de leur histoire à celles des autres personnages en alternance apporte un peu de détente. On peut même sourire par moments… Mais Céleste, j’aime bien ton billet. S’il n’y avait pas le bémol final, il serait très positif !

Je l’ai trouvé décevant avec ses personnages qui tournent en rond, se posent toujours les mêmes questions du début à la fin. Autant j’avais aimé son précédent, autant celui-ci m’est tombé des mains

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