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Mouche’ – Marie Lebey

Mouche’, drôle de surnom pour une mère, surtout avec cette apostrophe en coin comme un clin d’oeil espiègle et affectueux.
Dans ce signe transparaît la fantaisie qu’elle partage avec sa fille romancière. Marie Lebey esquisse une caricature de sa mère, légèrement ridicule, avec son côté Madame Verdurin pour qui l’art et la beauté sont partout, sauf chez sa fille qu’elle ne voit pas. Elle va jusqu’à moquer ses origines belges dont Baudelaire dresse le portrait au vitriol dans Pauvre Belgique !

Présentation de l’éditeur :

Mouche’, drôle de surnom pour une mère, surtout avec cette apostrophe en coin comme un clin d’oeil espiègle et affectueux.
Dans ce signe transparaît la fantaisie qu’elle partage avec sa fille romancière. Marie Lebey esquisse une caricature de sa mère, légèrement ridicule, avec son côté Madame Verdurin pour qui l’art et la beauté sont partout, sauf chez sa fille qu’elle ne voit pas. Elle va jusqu’à moquer ses origines belges dont Baudelaire dresse le portrait au vitriol dans Pauvre Belgique !
Après la mort de son mari et de sa fille aînée, Mouche’ a un peu perdu la raison et enfermé sa fille dans un musée peuplé des fantômes de ses ancêtres et de ses écrivains fétiches.
Pour lui échapper, celle-ci n’avait pas d’autre issue que de devenir une femme, belle et séduisante, captant le regard des hommes dans le seul but d’exister enfin aux yeux de quelqu’un.Mouche

Avec tendre ironie, originalité qui la caractérise, dont on comprend la source, Marie Lebey raconte l’histoire de sa relation avec cette femme, mais sans jamais régler ses comptes, bien au contraire, Mouche’ est une véritable lettre d’amour.

Mon avis :

L’auteure possède une plume remarquable, tendre et piquante à la fois, avec une véritable signature, ce qui devient rare à notre époque.

On prend plaisir à feuilleter les pages, ce qui ne se fait pas forcément dans l’ordre, ce récit est constitué de tranches de vie dont on peut se servir à sa guise, en commençant par le début ou le milieu. Remarquable aussi est le sens de l’observation de l’auteure, qui constelle son récit de petites notes, tantôt sur les lieux, tantôt sur des écrivains, Mouche est une littéraire, comme tout la famille, qui a un penchant pour Proust. Ces petites anecdotes agrémentent le récit et lui confèrent une ambiance.

Le livre de Marie Lebey est touchant, drôle mais pas désopilant, berçant plutôt dans un esprit léger, avec un zeste d’auto-dérision, où la mère Mouche est le point de mire, comme elle le fut pour sa famille. Personnage truculent, charmant, qui méritait bien un petit opus dans les bibliothèques. L’auteure a une façon de retranscrire son passé, de le revisiter d’un esprit cocasse et singulier.

Mouche’ – Marie Lebey. Éditions Léo Scheer

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