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Chronique d’hiver – Paul Auster

Il a 64 ans. Alors qu’il vit les prémices de la seconde partie de son existence, il raconte, se dévoile, s’épanche en nous livrant une sorte de carnet de vie sans pourtant tomber dans le roman autobiographique. Ainsi, il nous parle entre autres de ses jeunes années dans le New Jersey, de ses nombreux déménagements, de son père parti trop tôt

Et nous voici plongés dans le journal de bord d’un sexagénaire un peu en panne d’inspiration, le moral en berne. Le récit est livré tel quel, sans le moindre soupçon d’originalité.

Il a 64 ans. Alors qu’il vit les prémices de la seconde partie de son existence, il raconte, se dévoile, s’épanche en nous livrant une sorte de carnet de vie sans pourtant tomber dans le roman autobiographique. Ainsi, il nous parle entre autres de ses jeunes années dans le New Jersey, de ses nombreux déménagements, de son père parti trop tôt

Et nous voici plongés dans le journal de bord d’un sexagénaire un peu en panne d’inspiration, le moral en berne. Le récit est livré tel quel, sans le moindre soupçon d’originalité. Seul détail un peu particulier, l’auteur utilise la deuxième personne. Peut-être pour échapper à l’étiquette que l’on risquerait de coller à son œuvre en la qualifiant d’autobiographie.

chronique d'hiverL’auteur pourtant se livre tout de go, sans fard ni détours. Depuis sa jeunesse dans le New Jersey, ses premiers balbutiements à l’âge adulte jalonnés d’obsessions, d’alcoolisme et d’addiction au sexe jusqu’à sa rencontre avec la femme de sa vie, l’écrivain Siri Hustvedt qui sera son épouse et celle qui partage sa vie depuis trente ans.

De page en page, nous vivons les quatre saisons d’un homme qui ressent les méfaits de l’hiver qui frappe à la porte trop vite.

Paul Auster est un auteur inconstant, qui m’a déjà donné de beaux moments de lecture mais aussi parfois de grandes déceptions. Ici d’ailleurs il se perd dans les méandres d’un journal intime rempli de banalités affligeantes. À tel point que les dernières lignes du récit sonnent tel un soulagement d’enfin pouvoir refermer le livre…

Je reste donc suspendue à la plume pourtant si fertile de l’auteur, espérant un récit comme le magistral et plus ancien « La nuit de l’oracle » ou encore l’actuel « Seul dans le noir » où l’on retrouve un univers qui lui va si bien.

Chronique d’hiver de Paul Auster, éditions Actes Sud

2 réponses sur « Chronique d’hiver – Paul Auster »

Il parle de lui parce qu’il a perdu l’inspiration pour écrire un roman ? Dommage. Peut-être parfois est-il préférable de se taire… Mais l’écriture est aussi une thérapie…

Il ne faut pas oublier la pression de l’éditeur qui oblige contractuellement une parution annuelle. Fournir de la littérature à la demande, ce n’est pas évident !
Je suis en train de lire de Paul Auster « cité de verre » (1987). On verra !

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