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Ma vie de pingouin – Katarina Mazetti

Trois Suédois partent pour une croisière en Antarctique, au milieu des manchots et des éléphants de mer. Wilma, 30 ans, insouciante, vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’une maladie grave mais refuse de fléchir après l’annonce ce diagnostique alarmant. Tomas, divorcé en pleine dépression, voudrait en finir en se heurtant à un iceberg. Et puis il y a Alba, septuagénaire, routarde infatigable.

Trois Suédois partent pour une croisière en Antarctique, au milieu des manchots et des éléphants de mer. Wilma, 30 ans, insouciante, vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’une maladie grave mais refuse de fléchir après l’annonce ce diagnostique alarmant. Tomas, divorcé en pleine dépression, voudrait en finir en se heurtant à un iceberg. Et puis il y a Alba, septuagénaire, routarde infatigable.

À bord de ce paquebot, se côtoient des âmes en plein tourment qui s’unissent et partagent de lourds secrets, des passions aussi. Et dans cette traversée de l’extrême, l’amour et l’amitié séjournent délicatement en toile de fond. Ainsi, la courageuse Wilma se bat pour que ce voyage soit le plus beau de sa vie même si c’est sans doute le dernier. Ma vie de pingouinEn Tomas, elle trouve le confident idéal et l’on sent qu’entre eux une complicité s’ourdit, laissant entrevoir la naissance d’un amour, un bonheur inespéré. De son côté, Alba observe les animaux et se livre à une analyse entre le comportement animal et humain, tandis que d’autres personnages insolites viendront mettre une touche de couleurs dans cette tribu d’aventuriers du grand large.

On retrouve avec enthousiasme l’ambiance aigre-douce du délicieux « Le Mec de la tombe d’à côté ». Ici encore, l’auteur nous livre un message lourd de gravité à travers des personnages en perdition, frappés pour l’un par la solitude et le désarroi et par la maladie pour l’autre, mais dans chacun d’eux surviennent un souffle d’espoir, un instinct de survie. Avec talent, elle évite de sombrer dans l’emphase et le larmoiement et dans chaque ligne s’immisce une grande sincérité.

L’écriture est enlevée, le rythme bien mené et le style pointillé d’humour acide auquel nous a habitués l’auteur est reproduit ici.

Une traversée en mer glaciale où sonnent en écho le cri des albatros et le battement des cœurs meurtris… Une belle histoire humaine aussi.

Ma vie de pingouin par Katarina Mazetti, éd. Gaïa

2 réponses sur « Ma vie de pingouin – Katarina Mazetti »

Merci pour cet article. Par contre, l’auteure n’avait reçu jusqu’à présent que des critiques mitigées, voire mauvaises.
Tu avais toi même décrié « Le Mec de la tombe d’à côté », alors pourquoi dire : On retrouve avec enthousiasme ?
En ce qui me concerne, après avoir lu « Mon doudou divin », je n’ai plus eu envie de lire un seul Mazetti

Voir ici toutes les critiques :

http://livrogne.com/tag/katarina-mazetti/

Certes Noann, je n’aurais pas dû faire la comparaison avec « Le Mec de la tombe d’à côté » que j’ai chroniqué ici il y a quelques années déjà. Ce roman-ci m’a néanmoins enthousiasmé mais je me suis sans doute emballée à mauvais escient en lui attribuant trois verres dans notre classement. « Le Mec de la tombe d’à côté était truffé de clichés, avec quelques passages intéressants quand même, mais ici l’auteur s’est montrée plus modérée et n’a pas abusé d’emphases, ce qui rend la lecture plus agréable. Cela dit, après moult réflexions, je lui attribuerai finalement deux verres.

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