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La fille qui lisait dans le métro – Christine Féret-Fleury

Dans le métro parisien, Juliette croise tous les jours les mêmes têtes, et tous sont de fervents lecteurs, les yeux rivés sur leur livre qu’ils ne lâcheraient pour rien au monde. Il y a une vieille dame, un collectionneur d’éditions exceptionnelles, une étudiante en mathématiques, une jeune fille qui larmoie… Juliette ne lit pas, elle contemple avec affection et un petit pincement au cœur, tous ces gens si passionnés, heureux de ce que leur apporte la lecture, une sorte de bien-être, de quiétude qu’elle ne connaît pas, elle qui tous les jours à même heure emprunte cette ligne 6, lassante, voire soporifique, sans jamais éprouver le moindre émoi.

Dans le métro parisien, Juliette croise tous les jours les mêmes têtes, et tous sont de fervents lecteurs, les yeux rivés sur leur livre qu’ils ne lâcheraient pour rien au monde. Il y a une vieille dame, un collectionneur d’éditions exceptionnelles, une étudiante en mathématiques, une jeune fille qui larmoie… Juliette ne lit pas, elle contemple avec affection et un petit pincement au cœur, tous ces gens si passionnés, heureux de ce que leur apporte la lecture, une sorte de bien-être, de quiétude qu’elle ne connaît pas, elle qui tous les jours à même heure emprunte cette ligne 6, lassante, voire soporifique, sans jamais éprouver le moindre émoi.

Un jour, elle s’échappe de cette vie routinière en descendant deux stations avant celle qui la mène à son travail et bifurque vers une rue inconnue. C’est alors que commence pour Juliette une véritable métamorphose. La fille qui lisait dans le métroCe chemin de traverse va changer le cours de sa vie… Elle fait quelques pas dans la rue et découvre un portique impressionnant orné d’une plaque métallique portant la mention « Livres sans limite » et maintenu entrouvert par un livre. Juliette est d’emblée intriguée par l’enseigne et la mystérieuse porte qu’elle franchit un peu méfiante. Elle fait la connaissance de Soliman, maître des lieux, poète, plein de sagesse et féru de livres. Il la convainc que le livre peut être capable de guérir, de faire pleurer aussi. Il faut simplement trouver celui qui nous correspond. Confiante et émerveillée, Juliette se laissera transporter dans l’univers de cet homme, celui des livres voyageurs.

Une histoire toute simple, sans grande envolée ni intention, hormis peut-être celle de donner le goût de la lecture aux plus récalcitrants et faire découvrir aux passionnés de littérature de nouvelles surprises, à travers les quelques références que l’auteur a épinglées au fil de ce récit. Certes…

L’écriture est agréable quoique parfois assez légère, faisant ressortir quelques clichés inutiles. Le personnage de Juliette est tantôt émouvant, tantôt un peu vide et celui de Soliman, cet homme austère retranché dans son antre de papier, ne séduit guère plus.

Un bon moment de détente, indéniablement, mais pour ma part, ce ne sera qu’un livre voyageur… dans ma mémoire.

La fille qui lisait dans le métro par Christine Féret-Fleury, éd. Denoël

3 réponses sur « La fille qui lisait dans le métro – Christine Féret-Fleury »

Bonsoir Lizouzou, moi j’ai déjà fait cela… Laisser un livre ou l ‘autre dans un train, une salle d’attente par exemple. En tout cas, ce livre-ci ne mérite guère un sort plus réjouissant que de se retrouver abandonné quelque part…

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