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Grand vin

Ör – Auður Ava Ólafsdóttir

Jonas Ebeneser, 49 ans, hétérosexuel « n’a pas tenu un corps féminin nu depuis huit ans et cinq mois. ». Divorcé, sans amis, juste un voisin un peu spécial, il n’a plus guère le goût de vivre… Si ce n’est peut-être que se consacrer à sa seule passion, le bricolage. Rafistoler, réparer, retaper des objets cassés n’ont pas de secret pour lui. Mais, depuis que son ex-femme l’a délaissé et que sa fille trop prise ses activités professionnelles et consacre sa vie à l’écosystème des océans, il nourrit des idées de suicide. C’est alors qu’il décide de partir, de tout quitter pour se rendre dans une contrée ébréchée, un pays en perdition, aux paysages truffés de mines. Et ce n’est pas une mère sénile et une fille partie vers d’autres cieux qui vont le retenir.

Jonas Ebeneser, 49 ans, hétérosexuel « n’a pas tenu un corps féminin nu depuis huit ans et cinq mois ». Divorcé, sans amis, juste un voisin un peu spécial, il n’a plus guère le goût de vivre… Si ce n’est peut-être que se consacrer à sa seule passion, le bricolage. Rafistoler, réparer, retaper des objets cassés n’ont pas de secret pour lui. Mais, depuis que son ex-femme l’a délaissé et que sa fille, trop prise par ses activités professionnelles, consacre sa vie à l’écosystème des océans, il nourrit des idées de suicide. C’est alors qu’il décide de partir, de tout quitter pour se rendre dans une contrée ébréchée, un pays en perdition, aux paysages truffés de mines. Et ce n’est pas une mère sénile et une fille partie vers d’autres cieux qui vont le retenir.

Il emporte pour seul bagage une trousse à outils et aboutit dans un hôtel misérable, bien déterminé à se rendre utile en réparant çà et là quelques objets cassés et en bricolant à gauche et à droite.

ÖrEt Jonas se reconstruit peu à peu… Car, pense-t-il, à force de réparer, rafistoler, bricoler, n’est-ce pas un peu lui qu’il tente de restaurer ?

Un récit imprégné de poésie, d’irrationnel, de renoncement, le tout à travers une écriture qui suscite la sympathie et réconforte.

Comme à l’accoutumée, on se laisse porter par les mots de l’auteure islandaise désormais très appréciée en France, en Belgique et ailleurs. Et je me souviens du merveilleux Rosa Candida que j’ai dévoré et chroniqué ici. Les personnages du présent roman sont tous porteurs de quiétude et de vérité, même si la douceur et le bien-être qui émanent d’eux sont larvés parfois.

Encore et toujours, l’auteure nous berce de délicatesse, de tragédie certes, mais de messages intenses d’une grande humanité. Ici encore, l’auteure nous délivre un clin d’œil d’espoir, nous convainc que derrière nos blessures se cachent une lumière radieuse, des lendemains étoilés.

Un ravissement…

Auður Ava Ólafsdóttir, éd. Zulma

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